Sortir de guerre, entrer en paix: Saint-Malo et le pays malouin au lendemain de la grande guerre

Quand :
18 novembre 2019 @ 14:30 – 17:00
2019-11-18T14:30:00+01:00
2019-11-18T17:00:00+01:00
Où :
IUT

par M. Yann LAGADEC

 

Yann LAGADEC, Agrégé d’Histoire et maître de conférences à l’université Rennes 2.
Il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, notamment « La Grande Guerre des Bretons. Images et histoire » en collaboration avec Didier GUYVARC’H, aux Presses universitaires de Rennes, 2013.

Dans son édition du 12.11.1918, L’Ouest-Eclair rapporte ce que fut la journée de la veille à St-Malo:
« La nouvelle de la signature de l’armistice(…)a provoqué dans nos villes une véritable explosion d’enthousiasme. »

La joie, l’enthousiasme, le sentiment d’une « libération » après 52 mois d’une terrible guerre: tel est bien ce que ressentent la plupart des habitants de Saint-Malo et des communes des environs en ce jour attendu depuis si longtemps.

Pourtant, l’Armistice, qui n’est pas la paix, ne règle rien aux problèmes que vivent la plupart des Malouins en cette année 1918: au rationnement des denrées alimentaires, du tabac, de l’essence ou du charbon, sont venus s’ajouter les effets de la grippe « espagnole » qui frappe la région durant l’automne. Quant au retour des combattants démobilisés, il ne se fait que progressivement à compter de décembre 1918, la plupart n’étant démobilisés qu’au printemps et à l’été 1919.

Dans ces conditions, la transition de la guerre vers la paix -ce que les historiens ont pu qualifier de « sortie de guerre »- s’avère plus complexe que lors des conflits précédents: l’entrée en paix, notamment la « démobilisation culturelle » de populations durement touchées par les conséquences démographiques et psychologiques du conflit, ne se fait que progressivement.
C’est à ce passage de la guerre à la paix, la manière dont est ressentie la transition entre une vie largement -voire entièrement- conditionnée par la guerre en cours, omniprésente, y compris en Bretagne -que l’on pense aux garnisons, aux blessés des hôpitaux, aux prisonniers allemands,…- et une société en paix que cette conférence voudrait mettre en lumière.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *