Cap-Hornières et femmes de Cap-Horniers

Quand :
17 février 2020 @ 14:30 – 17:00 Europe/Paris Fuseau horaire
2020-02-17T14:30:00+01:00
2020-02-17T17:00:00+01:00
Où :
IUT

par Yvonnick et Brigitte LE COAT

CAP-HORNIÈRES et FEMMES des MARINS des VOILIERS CAP-HORNIERS de la MARINE MARCHANDE de 1850 à 1925   La route du cap Horn est des plus difficiles, mais, il y a 150 ans, il n’y en avait pas d’autre pour passer, par mer libre, de l’Atlantique au Pacifique. Quelques dizaines d’hommes sur des navires de près de 100 mètres de long, avec des mâts qui s’élevaient à 50 mètres audessus du pont portant plus de 4 000 mètres carrés de toile. Des mois sans voir la terre, un huis clos qui durait huit mois et plus, voire des années. Des femmes de capitaines, parfois accompagnées de leurs enfants et d’une femme de chambre, ont suivi leurs époux dans leurs voyages jusqu’aux réserves de céréales de Californie, d’Oregon et d’Australie, aux ports à grumes du Puget Sound ou aux mines de nickel de Nouvelle-Calédonie. Des enfants sont même nés en mer. Mais les femmes de Cap-Horniers, en grande majorité, n’embarquaient pas, elles devaient gérer seules au quotidien la vie de leur famille, naviguer entre les multiples écueils de la vie – leur cap Horn à elles -, elles n’avaient souvent que les annonces régulières des journaux pour nouvelles de leur mari. Les voiliers ont à jamais disparu, remplacés à l’époque par des vapeurs. Les marins aussi ont tous disparu… mais ils nous ont laissé les valeurs qui leur ont permis de vivre, courage et solidarité, indispensables à chacun pour construire sa confiance en soi. Ils entendaient aussi promouvoir la solidarité entre les peuples, celle qu’ils pratiquaient eux-mêmes en mer. Leurs épouses ont conquis le respect, ce respect que l’on doit à toutes les femmes. Ces valeurs des marins et celles de leurs épouses sont universelles et toujours d’actualité. Les conférenciers : Nous (Brigitte et Yvonnick Le Coat) sommes des scientifiques, à la retraite maintenant. Les grands-pères d’Yvonnick étaient Cap-Horniers. L’un d’eux est mort tragiquement en 1919, à Nantes, alors même qu’il avait échappé aux sous-marins allemands pendant la guerre et qu’à 37 ans il avait déjà franchi 36 fois le Cap Horn. Qui étaient ces hommes ? Qui donc étaient les Cap-Horniers ? Pour le savoir, nous avons entrepris de collecter la mémoire de ces marins. Après que les derniers aient disparu, c’est auprès de leurs descendants que se poursuit notre recherche. Ces témoignages sont consignés dans des livres et des revues, racontés dans des conférences et présentés dans des expositions. Nous complétons maintenant ce travail avec l’exploitation des rôles d’équipage des voiliers cap-horniers conservés dans des centres d’archives. Les informations recueillies sur la navigation des marins sont sauvegardées dans le site  ttp://www.caphorniersfrancais.fr construit avec l’association “Cap Horn au Long Cours” dont Yvonnick est le président. Cette association accueille tous ceux que l’épopée des Cap-Horniers intéresse. Son objectif est de sauvegarder et faire connaître le patrimoine de ces marins. Publications : Brigitte et Yvonnick Le Coat sont auteurs de 2 livres et plusieurs articles dont : • CAP-HORNIERS français ; 1 – Mémoire de marins des voiliers de l’armement Bordes. 2002, Le Chasse-Marée • Éditions Ouest-France (Rennes). Épuisé chez l’éditeur. • CAP HORN, une vie, un mythe. 2018, Éditions Frison-Roche (Paris). (Réédition) • Les Cap-Horniers français dans l’épreuve de la Grande Guerre, 2012, Neptunia n°266.

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