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SUMMARY:Beaussais-sur-Mer des origines à nos jours
DESCRIPTION:Collectif Beaussais-sur-Mer des origines à nos jours\, coédition Beaussais-sur-Mer et Histoire et Patrimoine du Pays de Dinard/Rance/ Emeraude 2026\, 238p[1]. \nCet ouvrage est un travail d’équipe effectué par l’association Histoire et Patrimoine du pays de Dinard/Rance/Emeraude\, d’une part\, et la mairie de Beaussais-sur-Mer\, d’autre part. La rédaction en a été supervisée par l’historien Alain Pichot du Mézeray. La commune de Beaussais-sur-Mer résulte de la fusion en 2017 des communes de Ploubalay\, Plessix-Balisson et Trégon\, situées dans le département des Côtes d’Armor. La commune du Plessix-Balisson avait la particularité d’être enclavée dans celle de Ploubalay. Les vestiges de la forteresse du passé du Plessix-Balisson y restent visibles. \nNous avons ici une biographie à la fois de chacune des trois communes et de la commune nouvelle\, allant de la période des mégalithes jusqu’à aujourd’hui. L’intérêt de ce travail est de présenter d’une part les grands mouvements historiques\, comme la conquête romaine ou l’installation des bretons insulaires pendant la deuxième partie du premier millénaire de notre ère et d’autre part les répercussions encore visibles de ces évènements sur le paysage actuel.  Ainsi le réseau routier\, les lieux de cultes\, les habitations. Les chapitres traitant des conditions de vie ou plutôt de survie de la paysannerie au Moyen-Age (habitat\, nourriture\, techniques agricoles) sont à signaler et permettront au lecteur de rafraîchir ses connaissances historiques. Pour la période contemporaine\, on relèvera notamment les chiffres de la population indiquant un recul du fait de la Grande guerre : à Ploubalay la population est passée de 2410 habitants en 1911 à 2090 en 1926. \nLes auteurs n’ont pas oublié la construction des écoles tant publiques que religieuses et les polémiques qui s’en sont ensuivies. Même pour les évènements anciens\, les illustrations mettent en rapport évènements passés et actualité : une maison du centre-bourg de Ploubalay\, bien visible en face de l’église\, porte une inscription se rapportant à un certain Yves Menot qui représenta la commune de Ploubalay à la fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Les pages concernant l’ouverture des commerces et leurs tenanciers\, le fonctionnement des écoles\, les animations telles que les fêtes et marchés existant encore ou ayant existé\, permettent de garder vivante la mémoire des personnes ayant exercé des responsabilités dans les trois communes et dans la commune nouvelle. L’iconographie\, abondante et bien mise en page\, agrémentée par les photographies provenant des collections des habitants de Beaussais-sur-Mer\, présente les paysages (notamment les polders)\, les constructions remarquables (églises\, fermes\, manoirs)\, les photos de classe\, etc. L’inventaire des monuments et particularités archéologiques de la commune est à souligner pour l’intérêt des commentaires qui l’accompagnent. Cela peut inciter les lecteurs à des promenades sur les lieux concernés. Les automobilistes traversant Ploubalay pour aller vers Saint-Cast ou le cap Fréhel découvriront ainsi qu’un peu après la sortie de l’agglomération ils empruntent un pont construit en 1759\, un an après la bataille de Saint-Cast. La qualité de cet ouvrage devrait inciter d’autres communes à entreprendre ce genre de travail. \nA.V. \n[1] Disponible auprès de l’association Histoire et Patrimoine du Pays de Dinard et de la Maison de la Presse de Ploubalay. \n  \n 
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SUMMARY:Citoyennes ou rebelles
DESCRIPTION:Citoyennes ou rebelles de Solen MABO \nEditions PUR\, mars 2025\, 313 pages – Préface de Dominique Godineau\, \nCette étude revisite la période de la Révolution française en Bretagne\, de ses prémices à la fin de la Restauration (1788-1830)\, sous l’angle particulier de la participation et de l’engagement des femmes bretonnes dans quatre départements. L’exclusion du département de Loire Inférieure évite le terrain des guerres de Vendée qui nécessiterait selon l’auteure une historiographie spécifique. \nEn huit chapitres et au prix d’intenses recherches l’universitaire scrute dans les archives des procès\, des clubs et comités\, des correspondances\, des pétitions et de la presse\, l’espace infime évoquant des silhouettes féminines en action\, pour ou contre la Révolution. Dans cette période troublée qui va de fait modifier les rapports de genre et rebattre les cartes des attributions classiques hommes/femmes\, l’auteur interroge (je cite) « les décalages entre le droit\, les normes et les pratiques » et « donne à réfléchir sur ce qui a pu permettre à ces femmes en action de s’imposer ». \nLes premiers chapitres détaillent l’engagement des Bretonnes au service de la Révolution. La démonstration témoigne d’une gamme variée d’actions : signatures des cahiers de doléance\, de pétitions\, de serments collectifs\, soutien au clergé constitutionnel\, incarnation de la déesse Raison dans une fête républicaine. Dans un environnement où l’activisme sans-culotte est fondamentalement faible\, l’auteure souligne que s’affirmer publiquement en tant que « citoyenne patriote » radicalise tout engagement. Agir au féminin\, c’est aussi utiliser le biais plus classique de la philanthropie: dons variés à l’armée républicaine sous forme de vêtements ou d’une journée de travail (cas des lingères du port de Saint-Malo)\, aide aux plus pauvres que la dissolution des ordres religieux a privés de secours. À noter au passage les très nombreux exemples issus des AM et ADIV* se référant aux clubs citoyens des villes de Saint-Malo et Saint-Servan (respectivement 32 et 16 occurrences/ livre). Cette participation féminine à l’ordre nouveau connaît ses temps forts dans les années 1791-92\, période troublée des révoltes religieuses et des clubs politiques. Ensuite\, le décret du 9 brumaire an II (30 oct. 1793) interdisant les clubs de femmes marque une rupture nette\, ôtant aux prorévolutionnaires du sexe dit faible toute possibilité d’organisation pour se faire entendre. \nLes trois derniers chapitres explorent le camp sympathisant ou impliqué dans la chouannerie pour y repérer la contribution des femmes que l’auteure dit sous-estimée voire occultée\, parallèlement aux rôles masculins selon elle surévalués. La défense des traditions\, un certain conformisme religieux\, d’autres motivations diverses\, qu’elles soient compassionnelles ou affectives (liens au père\, au mari\, au fiancé)\, tous ces ressorts n’expliquent pas complètement l’audace d’actes subversifs qui s’apparentent davantage à un véritable engagement politique. Car faut-il le rappeler\, le recel d’un prêtre réfractaire est puni de mort à partir du 22 germinal an II (11 avril 1794). Et l’aide aux proscrits ne se limite pas au clergé anticonstitutionnel : émigrés\, déserteurs\, insurgés de mars 1793\, chouans de 1794\, tous requièrent des aides illégales très risquées. Les héberger\, nourrir\, guider\, soigner telles sont les missions multiples tenues par nombre de femmes célibataires ou restées seules à cause d’un mari ou fiancé émigrés. La région malouine par sa localisation stratégique à quelques encablures des îles anglo-normandes a ainsi vu naître nombre de contributions féminines particulièrement radicales qui se sont perdues dans le plus complet anonymat. \nLa première surprise apportée par cette lecture est d’éclairer l’apport essentiel des Bretonnes aux conflits nés de la Révolution\, tous âges\, toutes classes\, tous bords confondus\, sans que jamais n’apparaisse une quelconque revendication de leurs droits. Pratiques féminines certes mais non féministes ainsi que le souligne Solenn Mabo\, aux antipodes des grandes figures urbaines à l’exemple d’Olympe de Gouges. \nEnsuite le patchwork minutieux collecté par l’auteur contrecarre l’image d’Epinal de la rurale bigote\, fanatique et traditionaliste par essence : il éclaire au contraire une participation massive quoique discrète des femmes bretonnes aux objectifs de la Révolution. La reconnaissance tardive et sporadique de leur rôle par les historiens est imputable à l’inégalité de statut Hommes/Femmes qui a rendu invisible une moitié de la société : ni garde nationale\, ni soldat de la République\, ni citoyen membre d’un club patriotique\, la présence féminine est tout simplement gommée de l’Histoire faute de traces. Curieusement\, dans les archives de la répression (articles de presse\, archives judiciaires) si un engagement politique personnel peut être reconnu et donc imputé aux femmes issues de la noblesse\, il est systématiquement dénié à celles du peuple vite alors qualifiées de simples agitatrices irresponsables ou pire d’insensées. \nAutre aspect intéressant : les demandes d’attribution de secours déposées à la Restauration entre 1825 et 1829 permettent à l’auteure d’appréhender plus visiblement l’engagement féminin dans la chouannerie. Force est de constater que nombre de ces femmes sont trente ans plus tard restées célibataires ; faute de ressources propres\, elles se voient obligées de quémander une aide pécuniaire au titre des services rendus à la couronne. En filigrane se dessine alors le profond bouleversement social qui\, en rompant les digues des attributions de genre\, a favorisé l’émancipation d’un sexe largement mésestimé. \nCôté lecture\, le travail universitaire et ses relevés pointilleux rendent la progression quelque peu ardue\, voire sensiblement lourde. Le style irréprochable n’empêche pas le lecteur de perdre assez souvent sous le foisonnement des cas le questionnement propre et le cheminement de la pensée de l’auteure. La grande inconnue reste la motivation réelle de toutes ces si discrètes héroïnes. Ces femmes\, qu’elles aient œuvré pour ou contre la Révolution\, ont toutes refusé avec la même énergie le rôle de victime. Mais COMMENT et POURQUOI ont- elles réussi à sortir du lot\, à s’imposer? En dépit des efforts de l’auteur\, le mystère demeure. \n* AM et ADIV : archives municipales et archives départementales d’Ille-et-Vilaine \nMH
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SUMMARY:De pierre\, de bois et de feu  Arsenaux\, rivalités navales et patrimoine maritime
DESCRIPTION:De pierre\, de bois et de feu  Arsenaux\, rivalités navales et patrimoine maritime \n  \nOuvrage collectif sous la direction de David Pluvier et Sébastien Martin. Editions PUR 2025\,  475 pages \nTextes réunis en l’honneur de Martine Acerra\, professeure émérite en histoire moderne\, spécialisée en histoire maritime\, notamment des marines militaires européennes et des arsenaux. L’inventaire  de ses travaux  est donné en fin de volume. \nL’ouvrage  se compose de vingt-sept articles rédigés par autant d’auteurs\, la plupart universitaires spécialisés en histoire maritime\, et s’articule en trois thèmes qui ont sous-tendu les travaux de Martine Acerra.  : Le fait maritime\, de ses sources à sa patrimonialisation – Préparer\, faire et dire la guerre sur mer – Acteurs et infrastructures portuaires. \nLa première partie  (8 articles) porte des réflexions autour des sources de l’histoire maritime\, de la perception de la mer et des littoraux\,  enjeux  à la fois culturels et patrimoniaux. \nAux côtés d’articles traitant au XVIIème siècle d’architecture navale ou de son iconographie\, des rôles des bâtiments à Dunkerque ou des protestants voués aux galères\, on  trouvera la description d’une route maritime par un géographe arabe du  XIIème siècle ou la relation du naufrage d’une chaloupe-canonnière en Indochine au XXème siècle ; et deux textes sont plus particulièrement centrés sur l’évolution de la notion de patrimoine. \nLa seconde partie (10 articles) est consacrée  au thème de la guerre sur mer ; la préparer\, la faire\, ou  l’éviter\, anticiper ses conséquences et enfin la dire\, démonstration de  puissance par l’objet ou  la communication politique. Si la majorité des textes se focalise  sur les marines  des XVII et XVIIIème\, deux articles évoquent la Chypre du IVème siècle et  la Calabre du XIIème. \nLa dernière partie (9 articles)\, consacrée aux   infrastructures littorales et portuaires  s’ouvre sur une double approche de nos  côtes atlantiques et méditerranéennes représentées par les ports et arsenaux de Marseille\, Toulon\, Brest \, Rochefort et Bordeaux\, liant histoires maritime et environnementale. \nOutre l’hommage à l’historienne\, l’ambition de ce livre est de montrer la vitalité de la recherche en histoire maritime et navale à travers l’exploration de nouveaux thèmes. Compte-tenu des sujets d’élection diversifiés des rédacteurs\, son contenu d’un grand éclectisme suscite de très intéressantes découvertes ! \nD.G
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SUMMARY:L’amiral de Grasse et l’Indépendance américaine
DESCRIPTION:Olivier Chaline et Jean-Marie Kowalski\, L’amiral de Grasse et l’Indépendance américaine – commander en opérations\, Sorbonne Université Presses\, 2024\, 639 pages. \nLes deux auteurs précités ont rédigé l’essentiel de cet ouvrage\, sauf deux chapitres écrits en collaboration avec deux autres auteurs et un chapitre qui apporte le point de vue d’un marin d’aujourd’hui\, l’amiral Christophe Prazuck\, ancien chef d’état-major de la Marine\, actuellement directeur de l’Institut de l’Océan de Sorbonne Université. Le titre et le sous-titre sont complémentaires : il ne s’agit pas simplement d’un récit sur le rôle de De Grasse dans l’indépendance américaine mais également d’une étude sur les conditions de commandement des opérations de cette guerre. L’abondance et la diversité de la documentation\, sources françaises et anglaises\, contribuent à l’intérêt du livre. \nLes auteurs qualifient ces opérations de ‘plus grosse projection de forces de la monarchie française’. La mobilité stratégique ne fut pas celle d’une zone mais celle de l’océan. De Grasse sut manier une armée hétérogène à la Martinique puis à la Chesapeake mais en perdit ensuite le contrôle à la bataille des Saintes. \nDès le départ\, on sort de l’habituel : le 22 mars 1781 (plus beau jour de toute l’histoire de la marine française\, se demandent les auteurs) l’armée navale de vingt vaisseaux et trois frégates\, celle du comte de Grasse\, appareille pour les Antilles avec un convoi d’au moins cent-cinquante transports tandis qu’une escadre de cinq vaisseaux\, celle de Suffren\, part pour l’océan Indien. Ces départs concomitants illustrent la stratégie des ministres de Louis XVI avec une vision globale (au sens géographique) de leur politique étrangère. \nUn des premiers enjeux avant le départ avait été celui d’organiser le mouillage\, l’approvisionnement et l’appareillage de ces bateaux\, celui-ci en moins de douze heures. Pour la navigation et la suite des opérations\, une des difficultés fut celle de la disparité entre l’âge et l’état des navires : sur vingt vaisseaux\, les dates de construction allaient de 1752 à 1780 et seulement la moitié avaient une coque doublée en cuivre permettant\, notamment\, une marche plus rapide. Autre difficulté\, celle résultant du nombre de personnes se trouvant à bord : aux marins\, environ dix-sept mille hommes\, il faut ajouter les troupes embarquées\, ce qui donne un total de plus de vingt mille hommes qu’il faut loger\, nourrir pendant la traversée. Les vaisseaux étaient répartis entre deux escadres\, bleue et blanche\, composées de bateaux doublés et non-doublés afin de maintenir la cohésion de l’ensemble. Ces deux escadres étaient dans des chaînes de commandement qui ont varié selon les nécessités des opérations. \nCes bateaux devaient pouvoir communiquer entre eux\, ne serait-ce que pour recevoir les ordres concernant la navigation ou le combat. Un système dit de Tourville donnait à chaque signal une signification que l’on comprenait en consultant un livre d’ordre et de signaux\, édité pour chaque campagne afin de protéger le secret. Le malouin Bourdé de Villehuet proposa un système avec dix pavillons\, numérotés de 1 à 10\, pouvant être hissés par deux ou trois afin de composer des chiffres allant de 1 à 999. Un dictionnaire permettait de connaître la signification du signal. Ce système fut refusé dans un premier temps\, remarqué par la marine anglaise qui l’utilisa à la fin de la guerre d’Amérique\, puis généralisé à l’ensemble des marines. Une des qualités de l’ouvrage est celle de la documentation auprès des sources françaises et anglaises : par exemple les relevés concernant la vitesse et l’orientation du vent\, notés dans les journaux de bord britanniques font l’objet de cartes. On peut ainsi comprendre les décisions concernant\, à la bataille des Saintes (de triste mémoire) l’évolution des flottes. Mentionnons une superbe iconographie : cartes d’époque\, notamment celles de la baie de la Chesapeake\, portraits des principaux protagonistes\, éphémérides nautiques\, etc. Le travail des auteurs s’est poursuivi dans l’ouvrage Sea power ? De Grasse et Vaudreuil\, durer en opérations qui fera l’objet d’une recension ultérieure. \nLa dédicace de ce livre est faite « aux dauphins » ! \nA.V.
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SUMMARY:Le marin \, la carte et l'ingénieur 
DESCRIPTION:Le marin \, la carte et l’ingénieur  La carte nautique et ses usages (1830-1880) \nSUP 2024 398 pages dont 15 pages  d’annexes\,\, 83 illustrations \nL’auteure Isabelle Delumeau\, docteur en histoire\, enseigne à l’Ecole navale.        \nL’ouvrage se situe sur une  période de profondes évolutions  politiques ( développement des empires coloniaux européens)\,  technologiques et commerciales.  Les méthodes et les enjeux de navigation s’en trouvent bouleversés : avènement des coques métalliques\, propulsion à vapeur et vitesses croissantes  des navires\, concurrence entre compagnies commerciales\, présence de flottes militaires sur tous les océans ; sans omettre les expéditions scientifiques au sein desquelles l’ hydrographie tient une grande place. \nLa première partie de l’ouvrage – De la mer à la carte– nous introduit à la réalisation des cartes marines et à l’émergence de l’hydrographie moderne. A l’école de  Beautemps-Beaupré\, les techniques de levé des cartes vont évoluer et se standardiser \, avec toujours plus de précision. Un corps d’ingénieurs hydrographes dédié à ces missions se substitue aux officiers savants qui\, au gré de leurs missions et du temps dont ils disposaient pour ces tâches\, relevaient les  côtes fréquentées. Un travail systématique est entrepris pour nos côtes métropolitaines ; les côtes ultramarines levées en priorité sont celles de Terre-Neuve et de l’empire colonial en développement. Les ouvrages sont gérés par le «Dépôt général  des cartes et plans de la Marine» qui en supervise la réalisation\, en assure l’entreposage et la distribution ; il  peut aussi s’approvisionner  en cartes étrangères\, surtout anglaises\, reconnues de grande qualité. \nOn notera dans cette partie la précision et l’exhaustivité des travaux des hydrographes cités et l’évocation de points concrets entravant parfois les développements souhaités tels que personnels et budgets insuffisants. \nLa seconde partie – Le marin et la carte – rend compte de l’usage de la carte qu’en font les navigants dans un contexte d’évolution des navires et des instruments et des méthodes de navigation. La première étape en est l’acquisition\, via des libraires fournis par le Dépôt pour les armements commerciaux\, premier marché\, ou par dotation pour les  navires de l’Etat. Leur usage peut en révéler  les imperfections\, les problèmes de sécurité qui en découlent et les obligations de mises à jour. La pratique de la carte s’intègre aux progrès des instruments  – loch à hélice\, nouvelles sondes\, compensation des compas – et des méthodes de navigation\, estime et  navigation astronomique. La navigation côtière est\, elle-même\, modifiée. La carte et le relevé des amers par diverses règles-rapporteurs permettent de faire sa route et de  se passer de pilote. Enfin\, la lente évolution de l’ergonomie de la fonction navigation aboutit à la création de  cabines des cartes  voisinant le poste de navigation  et le compas de route. \nL’ouvrage\, très détaillé et complet\, bien  illustré de cartes\, plans et objets\, est  vivant et passionnant. Il traduit le concret de l’hydrographie et de la navigation à cette époque et\, nonobstant les développements contemporains\, ce que nous leur devons encore. \nDG
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SUMMARY:Pêche et tourisme à Saint-Pierre-et-Miquelon
DESCRIPTION:Pêche et tourisme à Saint-Pierre-et-Miquelon (SPM) \nAuteur : Pascal Le Floc’h Illustrateur : Gilles Roger – Date de publication : 2025   éd. PUR\, 93 pages. \nBiographie : L’auteur\, Pascal Le Floc’h est enseignant chercheur à l’université de Bretagne Occidentale (UBO). Il appartient au laboratoire Amure (Aménagement des usages des ressources et des espaces marins et littoraux)\, associant des chercheurs en économie et les chercheurs de l’unité d’économie maritime de l’Ifremer. \nIl a écrit un précédent livre en 2017 : « Les pêches maritimes à SPM de 1983 à 2013 ». \nL’illustrateur\, Gilles Roger a mis en valeur les éléments clés du patrimoine de l’archipel avec ses aquarelles. \nPrésentation générale : L’ouvrage explique le projet Atlantîles\, « Analyses des Territoires Localisés en Atlantique Nord-Ouest et de leurs trajectoires : les îles de SPM. Mené de 2018 à 2022\, ce programme étudie les relations entre les activités halieutiques et le développement touristique. Il a réuni neuf partenaires\, dont deux organismes du secteur de la pêche à SPM (Cacima et Opap SPM).\nLe plan de l’ouvrage : le livre est organisé en six parties. Chacune aborde une dimension particulière du territoire\, de son économie à son patrimoine\, en passant par ses ressources marines et son développement touristique. \nL’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon\, c’est la France en Amérique du Nord. Encore marqué depuis 1992\, par la fin de l’industrie morutière et la perte de l’accès aux eaux canadiennes\, la population de SPM a subi une rupture économique. La pêche industrielle a été détruite par la décision qui limite les eaux françaises autour de SPM entre 12 et 24 milles nautiques soit une mer côtière\, à l’exception d’un long tuyau de 400 km au sud que les Canadiens nomment la « French baguette »\, il ne reste plus que la pêche artisanale. \nSur les ressources maritimes\, outre les détails sur la pêche industrielle avec le chalutier « La Croix de Lorraine »\, les chapitres nous apprennent que la morue est détrônée par le concombre de mer et le homard dit américain mais qui est en fait français… \nPour relancer l’économie de l’archipel\, le projet Atlantîles cherche à associer la pêche avec le tourisme où le homard joue un rôle essentiel. Les chercheurs ont comparé SPM avec l’archipel québécois des Îles de la Madeleine pour développer le concept. Bien que les infrastructures soient peu développées\, le potentiel touristique est réel. Les visiteurs\, principalement canadiens\, viennent y chercher une expérience française en Amérique du Nord. \nLa recherche scientifique peut devenir aussi un attrait touristique : Le Frigorifique\, bâtiment emblématique de l’archipel\, est présenté comme un exemple de valorisation du patrimoine. Le dernier chapitre est consacré aux sciences participatives. Des ateliers avec chercheurs et acteurs locaux identifient les possibilités de valorisation des ressources maritimes et du patrimoine où trois enjeux majeurs émergent : l’entrepreneuriat\, l’accueil touristique et la communication (« Le tourisme bleu »). \nConclusion : le projet a abordé tous les thèmes avec une participation citoyenne. La construction d’une nouvelle trajectoire de développement appartient avant tout à la population de SPM. \nEncadré historique sur le Frigorifique \nAprès sa construction\, le Frigorifique a connu plusieurs fonctions au fil du temps : entrepôt frigorifique\, lieu lié au commerce du whisky pendant la prohibition\, puis centre majeur de l’industrie de la pêche à la morue dans les années 1950-1960\, où les chalutiers venaient régulièrement débarquer leurs prises. \nLJ
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SUMMARY:La Briantais\, un jardin des Lumières en bord de Rance
DESCRIPTION:La Briantais\, un jardin des Lumières en bord de Rance \nÀ la Briantais\, un armateur érudit\, crée vers 1 750 un jardin dans un paysage d’exception et chargé d’histoire. Ce jardin que l’on pourrait croire disparu\, nous a cependant laissé son empreinte. Il nous est possible de le révéler grâce aux archives\, à l’histoire de l’art des jardins\, et à celui des arts picturaux et de la sculpture. \nLa pratique du paysage\, du dessin et de la peinture « in situ » par les élites façonnent alors le rapport au monde et à la nature. Elle invite à dépasser un regard qui se contente de l’observation du paysage ou de la représentation sociale pour déboucher sur une autre vision du monde. Elle interroge ainsi la place de l’homme – artiste\, scientifique ou spectateur – dans le paysage. \nConférence par Évelyne Ollivier-Lorphelin de la SHAASM\, le 9 juillet 2026 À 16h30 Entrée payante 5€ perçue par Folklores du Monde\nGrande salle du rez-de-chaussée de la Mairie-annexe de Paramé. \n 
URL:https://www.shaasm.org/event/la-briantais-un-jardin-des-lumieres-en-bord-de-rance/
LOCATION:Mairie-annexe de Paramé
CATEGORIES:Conférences
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SUMMARY:Un siècle de population à Saint-Malo\, Saint-Servan\, Paramé (1836-1936)\, par Manonmani RESTIF-FILLIOZAT
DESCRIPTION:Les recensements de population quinquennaux établis sous l’égide de la Statistique générale de la France de 1836 à 1946 sont une source largement utilisée pour les études démographiques\, locales et généalogiques depuis de nombreuses décennies\, mais le projet de recherche SocFace piloté par l’INED met à disposition une ressource inédite\, accessible gratuitement en ligne sur le portail FranceArchives (https://francearchives.gouv.fr/fr/basedenoms_recensement?es_service=33695). Le projet SocFace a en effet consisté à passer un traitement de reconnaissance automatique des écritures sur les recensements de la population numérisés par les Archives départementales pour en extraire une base de données de la population française entre 1836 et 1936. Le département d’Ille-et-Vilaine y est bien représenté. \nLa mise à disposition de cet important corpus documentaire ouvre de nombreuses opportunités d’exploitation pour étudier finement les populations de Paramé\, Saint-Servan et de Saint-Malo : tendances démographiques\, évolution des professions\, quelques parcours familiaux\, etc. Ce corpus soulève cependant aussi de nombreuses questions et met en lumière des biais\, certains dus aux technologies d’intelligence artificielle utilisées pour produire les données\, d’autres qui sont inhérentes aux conditions de réalisation des listes nominatives des recensementṣ \nManonmani Restif-Filliozat est archiviste paléographe et conservatrice générale du patrimoine\, actuellement cheffe de projet du portail FranceArchives au Service interministériel des Archives de France. Auparavant\, elle a été conservatrice dans plusieurs services d’archives\, dont les Archives municipales de Saint-Malo de 1999 à 2005. \n 
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LOCATION:Théâtre L’Hermine\, 6 place Bouvet\, SAINT MALO\, 35400\, France
CATEGORIES:Conférences
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