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SUMMARY:Un siècle de population à Saint-Malo\, Saint-Servan\, Paramé (1836-1936)\, par Manonmani RESTIF-FILLIOZAT
DESCRIPTION:Les recensements de population quinquennaux établis sous l’égide de la Statistique générale de la France de 1836 à 1946 sont une source largement utilisée pour les études démographiques\, locales et généalogiques depuis de nombreuses décennies\, mais le projet de recherche SocFace piloté par l’INED met à disposition une ressource inédite\, accessible gratuitement en ligne sur le portail FranceArchives (https://francearchives.gouv.fr/fr/basedenoms_recensement?es_service=33695). Le projet SocFace a en effet consisté à passer un traitement de reconnaissance automatique des écritures sur les recensements de la population numérisés par les Archives départementales pour en extraire une base de données de la population française entre 1836 et 1936. Le département d’Ille-et-Vilaine y est bien représenté. \nLa mise à disposition de cet important corpus documentaire ouvre de nombreuses opportunités d’exploitation pour étudier finement les populations de Paramé\, Saint-Servan et de Saint-Malo : tendances démographiques\, évolution des professions\, quelques parcours familiaux\, etc. Ce corpus soulève cependant aussi de nombreuses questions et met en lumière des biais\, certains dus aux technologies d’intelligence artificielle utilisées pour produire les données\, d’autres qui sont inhérentes aux conditions de réalisation des listes nominatives des recensementṣ \nManonmani Restif-Filliozat est archiviste paléographe et conservatrice générale du patrimoine\, actuellement cheffe de projet du portail FranceArchives au Service interministériel des Archives de France. Auparavant\, elle a été conservatrice dans plusieurs services d’archives\, dont les Archives municipales de Saint-Malo de 1999 à 2005. \n 
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SUMMARY:La Briantais\, un jardin des Lumières en bord de Rance
DESCRIPTION:La Briantais\, un jardin des Lumières en bord de Rance \nÀ la Briantais\, un armateur érudit\, crée vers 1 750 un jardin dans un paysage d’exception et chargé d’histoire. Ce jardin que l’on pourrait croire disparu\, nous a cependant laissé son empreinte. Il nous est possible de le révéler grâce aux archives\, à l’histoire de l’art des jardins\, et à celui des arts picturaux et de la sculpture. \nLa pratique du paysage\, du dessin et de la peinture « in situ » par les élites façonnent alors le rapport au monde et à la nature. Elle invite à dépasser un regard qui se contente de l’observation du paysage ou de la représentation sociale pour déboucher sur une autre vision du monde. Elle interroge ainsi la place de l’homme – artiste\, scientifique ou spectateur – dans le paysage. \nConférence par Évelyne Ollivier-Lorphelin de la SHAASM\, le 9 juillet 2026 À 16h30 Entrée payante 5€ perçue par Folklores du Monde\nGrande salle du rez-de-chaussée de la Mairie-annexe de Paramé. \n 
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SUMMARY:Pêche et tourisme à Saint-Pierre-et-Miquelon
DESCRIPTION:Pêche et tourisme à Saint-Pierre-et-Miquelon (SPM) \nAuteur : Pascal Le Floc’h Illustrateur : Gilles Roger – Date de publication : 2025   éd. PUR\, 93 pages. \nBiographie : L’auteur\, Pascal Le Floc’h est enseignant chercheur à l’université de Bretagne Occidentale (UBO). Il appartient au laboratoire Amure (Aménagement des usages des ressources et des espaces marins et littoraux)\, associant des chercheurs en économie et les chercheurs de l’unité d’économie maritime de l’Ifremer. \nIl a écrit un précédent livre en 2017 : « Les pêches maritimes à SPM de 1983 à 2013 ». \nL’illustrateur\, Gilles Roger a mis en valeur les éléments clés du patrimoine de l’archipel avec ses aquarelles. \nPrésentation générale : L’ouvrage explique le projet Atlantîles\, « Analyses des Territoires Localisés en Atlantique Nord-Ouest et de leurs trajectoires : les îles de SPM. Mené de 2018 à 2022\, ce programme étudie les relations entre les activités halieutiques et le développement touristique. Il a réuni neuf partenaires\, dont deux organismes du secteur de la pêche à SPM (Cacima et Opap SPM).\nLe plan de l’ouvrage : le livre est organisé en six parties. Chacune aborde une dimension particulière du territoire\, de son économie à son patrimoine\, en passant par ses ressources marines et son développement touristique. \nL’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon\, c’est la France en Amérique du Nord. Encore marqué depuis 1992\, par la fin de l’industrie morutière et la perte de l’accès aux eaux canadiennes\, la population de SPM a subi une rupture économique. La pêche industrielle a été détruite par la décision qui limite les eaux françaises autour de SPM entre 12 et 24 milles nautiques soit une mer côtière\, à l’exception d’un long tuyau de 400 km au sud que les Canadiens nomment la « French baguette »\, il ne reste plus que la pêche artisanale. \nSur les ressources maritimes\, outre les détails sur la pêche industrielle avec le chalutier « La Croix de Lorraine »\, les chapitres nous apprennent que la morue est détrônée par le concombre de mer et le homard dit américain mais qui est en fait français… \nPour relancer l’économie de l’archipel\, le projet Atlantîles cherche à associer la pêche avec le tourisme où le homard joue un rôle essentiel. Les chercheurs ont comparé SPM avec l’archipel québécois des Îles de la Madeleine pour développer le concept. Bien que les infrastructures soient peu développées\, le potentiel touristique est réel. Les visiteurs\, principalement canadiens\, viennent y chercher une expérience française en Amérique du Nord. \nLa recherche scientifique peut devenir aussi un attrait touristique : Le Frigorifique\, bâtiment emblématique de l’archipel\, est présenté comme un exemple de valorisation du patrimoine. Le dernier chapitre est consacré aux sciences participatives. Des ateliers avec chercheurs et acteurs locaux identifient les possibilités de valorisation des ressources maritimes et du patrimoine où trois enjeux majeurs émergent : l’entrepreneuriat\, l’accueil touristique et la communication (« Le tourisme bleu »). \nConclusion : le projet a abordé tous les thèmes avec une participation citoyenne. La construction d’une nouvelle trajectoire de développement appartient avant tout à la population de SPM. \nEncadré historique sur le Frigorifique \nAprès sa construction\, le Frigorifique a connu plusieurs fonctions au fil du temps : entrepôt frigorifique\, lieu lié au commerce du whisky pendant la prohibition\, puis centre majeur de l’industrie de la pêche à la morue dans les années 1950-1960\, où les chalutiers venaient régulièrement débarquer leurs prises. \nLJ
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SUMMARY:Le marin \, la carte et l'ingénieur 
DESCRIPTION:Le marin \, la carte et l’ingénieur  La carte nautique et ses usages (1830-1880) \nSUP 2024 398 pages dont 15 pages  d’annexes\,\, 83 illustrations \nL’auteure Isabelle Delumeau\, docteur en histoire\, enseigne à l’Ecole navale.        \nL’ouvrage se situe sur une  période de profondes évolutions  politiques ( développement des empires coloniaux européens)\,  technologiques et commerciales.  Les méthodes et les enjeux de navigation s’en trouvent bouleversés : avènement des coques métalliques\, propulsion à vapeur et vitesses croissantes  des navires\, concurrence entre compagnies commerciales\, présence de flottes militaires sur tous les océans ; sans omettre les expéditions scientifiques au sein desquelles l’ hydrographie tient une grande place. \nLa première partie de l’ouvrage – De la mer à la carte– nous introduit à la réalisation des cartes marines et à l’émergence de l’hydrographie moderne. A l’école de  Beautemps-Beaupré\, les techniques de levé des cartes vont évoluer et se standardiser \, avec toujours plus de précision. Un corps d’ingénieurs hydrographes dédié à ces missions se substitue aux officiers savants qui\, au gré de leurs missions et du temps dont ils disposaient pour ces tâches\, relevaient les  côtes fréquentées. Un travail systématique est entrepris pour nos côtes métropolitaines ; les côtes ultramarines levées en priorité sont celles de Terre-Neuve et de l’empire colonial en développement. Les ouvrages sont gérés par le «Dépôt général  des cartes et plans de la Marine» qui en supervise la réalisation\, en assure l’entreposage et la distribution ; il  peut aussi s’approvisionner  en cartes étrangères\, surtout anglaises\, reconnues de grande qualité. \nOn notera dans cette partie la précision et l’exhaustivité des travaux des hydrographes cités et l’évocation de points concrets entravant parfois les développements souhaités tels que personnels et budgets insuffisants. \nLa seconde partie – Le marin et la carte – rend compte de l’usage de la carte qu’en font les navigants dans un contexte d’évolution des navires et des instruments et des méthodes de navigation. La première étape en est l’acquisition\, via des libraires fournis par le Dépôt pour les armements commerciaux\, premier marché\, ou par dotation pour les  navires de l’Etat. Leur usage peut en révéler  les imperfections\, les problèmes de sécurité qui en découlent et les obligations de mises à jour. La pratique de la carte s’intègre aux progrès des instruments  – loch à hélice\, nouvelles sondes\, compensation des compas – et des méthodes de navigation\, estime et  navigation astronomique. La navigation côtière est\, elle-même\, modifiée. La carte et le relevé des amers par diverses règles-rapporteurs permettent de faire sa route et de  se passer de pilote. Enfin\, la lente évolution de l’ergonomie de la fonction navigation aboutit à la création de  cabines des cartes  voisinant le poste de navigation  et le compas de route. \nL’ouvrage\, très détaillé et complet\, bien  illustré de cartes\, plans et objets\, est  vivant et passionnant. Il traduit le concret de l’hydrographie et de la navigation à cette époque et\, nonobstant les développements contemporains\, ce que nous leur devons encore. \nDG
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SUMMARY:L’amiral de Grasse et l’Indépendance américaine
DESCRIPTION:Olivier Chaline et Jean-Marie Kowalski\, L’amiral de Grasse et l’Indépendance américaine – commander en opérations\, Sorbonne Université Presses\, 2024\, 639 pages. \nLes deux auteurs précités ont rédigé l’essentiel de cet ouvrage\, sauf deux chapitres écrits en collaboration avec deux autres auteurs et un chapitre qui apporte le point de vue d’un marin d’aujourd’hui\, l’amiral Christophe Prazuck\, ancien chef d’état-major de la Marine\, actuellement directeur de l’Institut de l’Océan de Sorbonne Université. Le titre et le sous-titre sont complémentaires : il ne s’agit pas simplement d’un récit sur le rôle de De Grasse dans l’indépendance américaine mais également d’une étude sur les conditions de commandement des opérations de cette guerre. L’abondance et la diversité de la documentation\, sources françaises et anglaises\, contribuent à l’intérêt du livre. \nLes auteurs qualifient ces opérations de ‘plus grosse projection de forces de la monarchie française’. La mobilité stratégique ne fut pas celle d’une zone mais celle de l’océan. De Grasse sut manier une armée hétérogène à la Martinique puis à la Chesapeake mais en perdit ensuite le contrôle à la bataille des Saintes. \nDès le départ\, on sort de l’habituel : le 22 mars 1781 (plus beau jour de toute l’histoire de la marine française\, se demandent les auteurs) l’armée navale de vingt vaisseaux et trois frégates\, celle du comte de Grasse\, appareille pour les Antilles avec un convoi d’au moins cent-cinquante transports tandis qu’une escadre de cinq vaisseaux\, celle de Suffren\, part pour l’océan Indien. Ces départs concomitants illustrent la stratégie des ministres de Louis XVI avec une vision globale (au sens géographique) de leur politique étrangère. \nUn des premiers enjeux avant le départ avait été celui d’organiser le mouillage\, l’approvisionnement et l’appareillage de ces bateaux\, celui-ci en moins de douze heures. Pour la navigation et la suite des opérations\, une des difficultés fut celle de la disparité entre l’âge et l’état des navires : sur vingt vaisseaux\, les dates de construction allaient de 1752 à 1780 et seulement la moitié avaient une coque doublée en cuivre permettant\, notamment\, une marche plus rapide. Autre difficulté\, celle résultant du nombre de personnes se trouvant à bord : aux marins\, environ dix-sept mille hommes\, il faut ajouter les troupes embarquées\, ce qui donne un total de plus de vingt mille hommes qu’il faut loger\, nourrir pendant la traversée. Les vaisseaux étaient répartis entre deux escadres\, bleue et blanche\, composées de bateaux doublés et non-doublés afin de maintenir la cohésion de l’ensemble. Ces deux escadres étaient dans des chaînes de commandement qui ont varié selon les nécessités des opérations. \nCes bateaux devaient pouvoir communiquer entre eux\, ne serait-ce que pour recevoir les ordres concernant la navigation ou le combat. Un système dit de Tourville donnait à chaque signal une signification que l’on comprenait en consultant un livre d’ordre et de signaux\, édité pour chaque campagne afin de protéger le secret. Le malouin Bourdé de Villehuet proposa un système avec dix pavillons\, numérotés de 1 à 10\, pouvant être hissés par deux ou trois afin de composer des chiffres allant de 1 à 999. Un dictionnaire permettait de connaître la signification du signal. Ce système fut refusé dans un premier temps\, remarqué par la marine anglaise qui l’utilisa à la fin de la guerre d’Amérique\, puis généralisé à l’ensemble des marines. Une des qualités de l’ouvrage est celle de la documentation auprès des sources françaises et anglaises : par exemple les relevés concernant la vitesse et l’orientation du vent\, notés dans les journaux de bord britanniques font l’objet de cartes. On peut ainsi comprendre les décisions concernant\, à la bataille des Saintes (de triste mémoire) l’évolution des flottes. Mentionnons une superbe iconographie : cartes d’époque\, notamment celles de la baie de la Chesapeake\, portraits des principaux protagonistes\, éphémérides nautiques\, etc. Le travail des auteurs s’est poursuivi dans l’ouvrage Sea power ? De Grasse et Vaudreuil\, durer en opérations qui fera l’objet d’une recension ultérieure. \nLa dédicace de ce livre est faite « aux dauphins » ! \nA.V.
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SUMMARY:De pierre\, de bois et de feu  Arsenaux\, rivalités navales et patrimoine maritime
DESCRIPTION:De pierre\, de bois et de feu  Arsenaux\, rivalités navales et patrimoine maritime \n  \nOuvrage collectif sous la direction de David Pluvier et Sébastien Martin. Editions PUR 2025\,  475 pages \nTextes réunis en l’honneur de Martine Acerra\, professeure émérite en histoire moderne\, spécialisée en histoire maritime\, notamment des marines militaires européennes et des arsenaux. L’inventaire  de ses travaux  est donné en fin de volume. \nL’ouvrage  se compose de vingt-sept articles rédigés par autant d’auteurs\, la plupart universitaires spécialisés en histoire maritime\, et s’articule en trois thèmes qui ont sous-tendu les travaux de Martine Acerra.  : Le fait maritime\, de ses sources à sa patrimonialisation – Préparer\, faire et dire la guerre sur mer – Acteurs et infrastructures portuaires. \nLa première partie  (8 articles) porte des réflexions autour des sources de l’histoire maritime\, de la perception de la mer et des littoraux\,  enjeux  à la fois culturels et patrimoniaux. \nAux côtés d’articles traitant au XVIIème siècle d’architecture navale ou de son iconographie\, des rôles des bâtiments à Dunkerque ou des protestants voués aux galères\, on  trouvera la description d’une route maritime par un géographe arabe du  XIIème siècle ou la relation du naufrage d’une chaloupe-canonnière en Indochine au XXème siècle ; et deux textes sont plus particulièrement centrés sur l’évolution de la notion de patrimoine. \nLa seconde partie (10 articles) est consacrée  au thème de la guerre sur mer ; la préparer\, la faire\, ou  l’éviter\, anticiper ses conséquences et enfin la dire\, démonstration de  puissance par l’objet ou  la communication politique. Si la majorité des textes se focalise  sur les marines  des XVII et XVIIIème\, deux articles évoquent la Chypre du IVème siècle et  la Calabre du XIIème. \nLa dernière partie (9 articles)\, consacrée aux   infrastructures littorales et portuaires  s’ouvre sur une double approche de nos  côtes atlantiques et méditerranéennes représentées par les ports et arsenaux de Marseille\, Toulon\, Brest \, Rochefort et Bordeaux\, liant histoires maritime et environnementale. \nOutre l’hommage à l’historienne\, l’ambition de ce livre est de montrer la vitalité de la recherche en histoire maritime et navale à travers l’exploration de nouveaux thèmes. Compte-tenu des sujets d’élection diversifiés des rédacteurs\, son contenu d’un grand éclectisme suscite de très intéressantes découvertes ! \nD.G
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SUMMARY:Citoyennes ou rebelles
DESCRIPTION:Citoyennes ou rebelles de Solen MABO \nEditions PUR\, mars 2025\, 313 pages – Préface de Dominique Godineau\, \nCette étude revisite la période de la Révolution française en Bretagne\, de ses prémices à la fin de la Restauration (1788-1830)\, sous l’angle particulier de la participation et de l’engagement des femmes bretonnes dans quatre départements. L’exclusion du département de Loire Inférieure évite le terrain des guerres de Vendée qui nécessiterait selon l’auteure une historiographie spécifique. \nEn huit chapitres et au prix d’intenses recherches l’universitaire scrute dans les archives des procès\, des clubs et comités\, des correspondances\, des pétitions et de la presse\, l’espace infime évoquant des silhouettes féminines en action\, pour ou contre la Révolution. Dans cette période troublée qui va de fait modifier les rapports de genre et rebattre les cartes des attributions classiques hommes/femmes\, l’auteur interroge (je cite) « les décalages entre le droit\, les normes et les pratiques » et « donne à réfléchir sur ce qui a pu permettre à ces femmes en action de s’imposer ». \nLes premiers chapitres détaillent l’engagement des Bretonnes au service de la Révolution. La démonstration témoigne d’une gamme variée d’actions : signatures des cahiers de doléance\, de pétitions\, de serments collectifs\, soutien au clergé constitutionnel\, incarnation de la déesse Raison dans une fête républicaine. Dans un environnement où l’activisme sans-culotte est fondamentalement faible\, l’auteure souligne que s’affirmer publiquement en tant que « citoyenne patriote » radicalise tout engagement. Agir au féminin\, c’est aussi utiliser le biais plus classique de la philanthropie: dons variés à l’armée républicaine sous forme de vêtements ou d’une journée de travail (cas des lingères du port de Saint-Malo)\, aide aux plus pauvres que la dissolution des ordres religieux a privés de secours. À noter au passage les très nombreux exemples issus des AM et ADIV* se référant aux clubs citoyens des villes de Saint-Malo et Saint-Servan (respectivement 32 et 16 occurrences/ livre). Cette participation féminine à l’ordre nouveau connaît ses temps forts dans les années 1791-92\, période troublée des révoltes religieuses et des clubs politiques. Ensuite\, le décret du 9 brumaire an II (30 oct. 1793) interdisant les clubs de femmes marque une rupture nette\, ôtant aux prorévolutionnaires du sexe dit faible toute possibilité d’organisation pour se faire entendre. \nLes trois derniers chapitres explorent le camp sympathisant ou impliqué dans la chouannerie pour y repérer la contribution des femmes que l’auteure dit sous-estimée voire occultée\, parallèlement aux rôles masculins selon elle surévalués. La défense des traditions\, un certain conformisme religieux\, d’autres motivations diverses\, qu’elles soient compassionnelles ou affectives (liens au père\, au mari\, au fiancé)\, tous ces ressorts n’expliquent pas complètement l’audace d’actes subversifs qui s’apparentent davantage à un véritable engagement politique. Car faut-il le rappeler\, le recel d’un prêtre réfractaire est puni de mort à partir du 22 germinal an II (11 avril 1794). Et l’aide aux proscrits ne se limite pas au clergé anticonstitutionnel : émigrés\, déserteurs\, insurgés de mars 1793\, chouans de 1794\, tous requièrent des aides illégales très risquées. Les héberger\, nourrir\, guider\, soigner telles sont les missions multiples tenues par nombre de femmes célibataires ou restées seules à cause d’un mari ou fiancé émigrés. La région malouine par sa localisation stratégique à quelques encablures des îles anglo-normandes a ainsi vu naître nombre de contributions féminines particulièrement radicales qui se sont perdues dans le plus complet anonymat. \nLa première surprise apportée par cette lecture est d’éclairer l’apport essentiel des Bretonnes aux conflits nés de la Révolution\, tous âges\, toutes classes\, tous bords confondus\, sans que jamais n’apparaisse une quelconque revendication de leurs droits. Pratiques féminines certes mais non féministes ainsi que le souligne Solenn Mabo\, aux antipodes des grandes figures urbaines à l’exemple d’Olympe de Gouges. \nEnsuite le patchwork minutieux collecté par l’auteur contrecarre l’image d’Epinal de la rurale bigote\, fanatique et traditionaliste par essence : il éclaire au contraire une participation massive quoique discrète des femmes bretonnes aux objectifs de la Révolution. La reconnaissance tardive et sporadique de leur rôle par les historiens est imputable à l’inégalité de statut Hommes/Femmes qui a rendu invisible une moitié de la société : ni garde nationale\, ni soldat de la République\, ni citoyen membre d’un club patriotique\, la présence féminine est tout simplement gommée de l’Histoire faute de traces. Curieusement\, dans les archives de la répression (articles de presse\, archives judiciaires) si un engagement politique personnel peut être reconnu et donc imputé aux femmes issues de la noblesse\, il est systématiquement dénié à celles du peuple vite alors qualifiées de simples agitatrices irresponsables ou pire d’insensées. \nAutre aspect intéressant : les demandes d’attribution de secours déposées à la Restauration entre 1825 et 1829 permettent à l’auteure d’appréhender plus visiblement l’engagement féminin dans la chouannerie. Force est de constater que nombre de ces femmes sont trente ans plus tard restées célibataires ; faute de ressources propres\, elles se voient obligées de quémander une aide pécuniaire au titre des services rendus à la couronne. En filigrane se dessine alors le profond bouleversement social qui\, en rompant les digues des attributions de genre\, a favorisé l’émancipation d’un sexe largement mésestimé. \nCôté lecture\, le travail universitaire et ses relevés pointilleux rendent la progression quelque peu ardue\, voire sensiblement lourde. Le style irréprochable n’empêche pas le lecteur de perdre assez souvent sous le foisonnement des cas le questionnement propre et le cheminement de la pensée de l’auteure. La grande inconnue reste la motivation réelle de toutes ces si discrètes héroïnes. Ces femmes\, qu’elles aient œuvré pour ou contre la Révolution\, ont toutes refusé avec la même énergie le rôle de victime. Mais COMMENT et POURQUOI ont- elles réussi à sortir du lot\, à s’imposer? En dépit des efforts de l’auteur\, le mystère demeure. \n* AM et ADIV : archives municipales et archives départementales d’Ille-et-Vilaine \nMH
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SUMMARY:Beaussais-sur-Mer des origines à nos jours
DESCRIPTION:Collectif Beaussais-sur-Mer des origines à nos jours\, coédition Beaussais-sur-Mer et Histoire et Patrimoine du Pays de Dinard/Rance/ Emeraude 2026\, 238p[1]. \nCet ouvrage est un travail d’équipe effectué par l’association Histoire et Patrimoine du pays de Dinard/Rance/Emeraude\, d’une part\, et la mairie de Beaussais-sur-Mer\, d’autre part. La rédaction en a été supervisée par l’historien Alain Pichot du Mézeray. La commune de Beaussais-sur-Mer résulte de la fusion en 2017 des communes de Ploubalay\, Plessix-Balisson et Trégon\, situées dans le département des Côtes d’Armor. La commune du Plessix-Balisson avait la particularité d’être enclavée dans celle de Ploubalay. Les vestiges de la forteresse du passé du Plessix-Balisson y restent visibles. \nNous avons ici une biographie à la fois de chacune des trois communes et de la commune nouvelle\, allant de la période des mégalithes jusqu’à aujourd’hui. L’intérêt de ce travail est de présenter d’une part les grands mouvements historiques\, comme la conquête romaine ou l’installation des bretons insulaires pendant la deuxième partie du premier millénaire de notre ère et d’autre part les répercussions encore visibles de ces évènements sur le paysage actuel.  Ainsi le réseau routier\, les lieux de cultes\, les habitations. Les chapitres traitant des conditions de vie ou plutôt de survie de la paysannerie au Moyen-Age (habitat\, nourriture\, techniques agricoles) sont à signaler et permettront au lecteur de rafraîchir ses connaissances historiques. Pour la période contemporaine\, on relèvera notamment les chiffres de la population indiquant un recul du fait de la Grande guerre : à Ploubalay la population est passée de 2410 habitants en 1911 à 2090 en 1926. \nLes auteurs n’ont pas oublié la construction des écoles tant publiques que religieuses et les polémiques qui s’en sont ensuivies. Même pour les évènements anciens\, les illustrations mettent en rapport évènements passés et actualité : une maison du centre-bourg de Ploubalay\, bien visible en face de l’église\, porte une inscription se rapportant à un certain Yves Menot qui représenta la commune de Ploubalay à la fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Les pages concernant l’ouverture des commerces et leurs tenanciers\, le fonctionnement des écoles\, les animations telles que les fêtes et marchés existant encore ou ayant existé\, permettent de garder vivante la mémoire des personnes ayant exercé des responsabilités dans les trois communes et dans la commune nouvelle. L’iconographie\, abondante et bien mise en page\, agrémentée par les photographies provenant des collections des habitants de Beaussais-sur-Mer\, présente les paysages (notamment les polders)\, les constructions remarquables (églises\, fermes\, manoirs)\, les photos de classe\, etc. L’inventaire des monuments et particularités archéologiques de la commune est à souligner pour l’intérêt des commentaires qui l’accompagnent. Cela peut inciter les lecteurs à des promenades sur les lieux concernés. Les automobilistes traversant Ploubalay pour aller vers Saint-Cast ou le cap Fréhel découvriront ainsi qu’un peu après la sortie de l’agglomération ils empruntent un pont construit en 1759\, un an après la bataille de Saint-Cast. La qualité de cet ouvrage devrait inciter d’autres communes à entreprendre ce genre de travail. \nA.V. \n[1] Disponible auprès de l’association Histoire et Patrimoine du Pays de Dinard et de la Maison de la Presse de Ploubalay. \n  \n 
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SUMMARY:Excursion Saint-Brieuc et alentours
DESCRIPTION:en cours de programmation
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SUMMARY:Les corsaires autour du monde par Patrice DECENCIERE\, dans la cadre des 400 ans de la Marine Nationale
DESCRIPTION:« L’idée de poursuivre par la Chine les expéditions commerciales lancées vers le Pérou par les Français\, au cours de la guerre de Succession d’Espagne\, était venue à d’autres armateurs que Guillaume Rouzier\, l’armateur du Grand Dauphin. Dix autres expéditions françaises\, dont six armées à Saint-Malo\, parvinrent également à boucler le tour du Monde jusqu’en 1720\, sans compter celles qui tentèrent l’aventure sans la réussir. D’autres navires furent envoyés à la Chine par le Pérou\, mais sans faire le tour du monde : on verra pourquoi ces expéditions ne révélèrent pas heureuses. \nCes expéditions ne sont pas toutes aussi bien documentées que celles du Grand Dauphin\, mais on sait assez bien comment elles furent conçues\, comment elles furent menées et les principales difficultés qu’elles rencontrèrent. Au passage\, on évoquera l’aventure relatée par le malouin Le Gentil de la Barbinais\, un pionnier du « bateau-stop » autour du monde à la même époque. \nOn se propose de présenter ce que l’on sait de chacune de ces aventures\, mais également la fin du trafic « à la mer du Sud » qui fut formellement interdit et donna lieu à une expédition punitive franco-espagnole (1717). \nPatrice Decencière\nIssu d’un famille malouine engagée dans le négoce maritime et la guerre de course sous l’Ancien Régime\, j’ai effectué pas mal de recherches des deux côtés de la Manche\, sur l’histoire de certains de mes ancêtres (non malouins) ayant combattu au XVIIIème. J’ai depuis élargi mes centres de recherches\, et je suis\, depuis une douzaine d’années\, rédacteur en chef de la revue Neptunia éditée par les Amis du musée national de la Marine.
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SUMMARY:Saint-Malo et la traite humaine
DESCRIPTION:Programme-28-30 mai \nTROIS JOURNÉES DE RENCONTRES POUR L’HISTOIRE \n\nLes 28\, 29 et 30 mai\, Saint-Malo fait le point sur un pan de son histoire. Sur la quinzaine de ports en France ayant pratiqué la traite humaine\, Saint-Malo arrive en 5ᵉ position\, après Nantes\, Bordeaux\, La Rochelle\, et Le Havre-Honfleur-Rouen.\nMême si c’est bien moins que les 1 800 expéditions parties de Nantes\, le passé esclavagiste de Saint-Malo est une réalité.\nRétablir la juste place de ce passé dans l’optique du futur musée maritime est l’ambition de ces trois journées.\nLe 28 mai\, une journée d’étude co-organisée par L’Hydro – Musée maritime de Saint-Malo et la Société d’Histoire et d’Archéologie de l’Arrondissement de Saint-Malo au Théâtre de l’Hermine\, animée par Jean Lebrun\, accueillera de nombreux chercheurs (Canada\, France\, Guadeloupe\, Sénégal) afin de mieux comprendre la place de Saint-Malo dans la traite esclavagiste.\nLe 29 mai\, une journée pédagogique est proposée aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine avec des classes de 4ème de collèges de Saint-Malo et Rennes.\nLe 30 mai\, le public découvrira\, salle municipale de Paramé\, un objet de la collection malouine dans le cadre des “Escales du musée”.\n\n  \n 10ème Journée d’étude le 28 Mai 2026\, Théâtre L’Hermine \nSaint-Malo et la traite humaine\,\nCoorganisée par la SHAASM & l’Hydro – Musée maritime de Saint-Malo \n Animation : Jean Lebrun\, Journaliste\, pr. Agrégé d’histoire\, membre SHAASM depuis 1972. \n9h00            Accueil \n9h15            Mots de bienvenue \n\nGilles Lurton (Maire de Saint-Malo)\nQuentin Jagorel (DRAC Bretagne)\nRené Marçais (Président de la SHAASM)\n\n9h45            Le rôle des ports français dans la traite humaine \n\nPhilippe Hrodej (Maître de conférences en histoire moderne à l’Université Bretagne Sud\, GMER)\nBernard Michon (Maître de conférences en histoire moderne\, Nantes Université\, CRHIA)\nÉric Saunier (Maître de conférences en histoire moderne\, Université Le Havre Normandie\, MRSH Caen Normandie\, HisTeMé)\nGuy Saupin (Professeur émérite en histoire moderne\, Nantes Université\, CRHIA)\n\n 11h00          Pause \n11h15           Pr.Ibrahima Thioub (Professeur d’histoire et ancien recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar\, Sénégal ; fondateur à Dakar du Centre africain de recherches sur les traites et les esclavages (CARTE) du département d’histoire de l’université Cheikh Anta Diop. Il est docteur honoris causa de l’université de Nantes (2012)\, de Sciences Po Paris et de l’Université Bordeaux Montaigne (2020). \n 11h30           Saint-Malo\, cinquième port de traite \n\nJean-Luc Blaise (Anthropologue\, président d’honneur de la SHAASM)\nGilles Foucqueron (Spécialiste de l’histoire de Saint-Malo)\,\nPhilippe Hrodej (Maître de conférences en histoire moderne à l’Université Bretagne Sud\, GEMER)\nThierry Huck (Musée d’histoire de Cancale\, GEMER)\n\nÉchange avec la salle \n12h30           Pause déjeuner \n14h00          Sortir de l’esclavage : quels héritages ? \n\nCaroline Oudin-Bastide (Docteure en histoire et civilisations – EHESS\, historienne de l’esclavage aux Antilles françaises)\,\nMael Lavenaire (Docteur en histoire contemporaine\, directeur scientifique du Mémorial ACTe – Guadeloupe)\nPierre-Yves Surcouf (Expert maritime)\nCoralie De Souza-Vernay (Conservatrice – Responsable Patrimoine et Recherche\, Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage)\n\nÉchange avec la salle \n15h15            Depuis l’étude des sources jusqu’au musée \n\nMarc-André Bernier (Archéologue canadien spécialisé en archéologie sous-marine\, Slave wrecks project)\nFlorent Lenègre (Conservateur Directeur des Archives départementales)\nBrigitte Nicolas (Conservatrice – Directrice du Musée de la Compagnie des Indes de Lorient)\nJean-Philippe Roze (Responsable des collections\, L’Hydro – Musée maritime de Saint-Malo)\n\nÉchange avec la salle \n17h00           Conclusion \n\nPhilippe Sartori (Conservateur – Directeur de l’Hydro – Musée maritime de Saint-Malo)
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SUMMARY:Excursion en Mayenne le 21 et 22 mai 2026
DESCRIPTION:Jeudi 21 Mai\n•	Visite du château de « Goué » à Fougerolles du Plessis\, par Monsieur Voisin\, propriétaire\n•	11h45 : présentation de la ville de Mayenne par Jacques Naveau archéologue\n•	Puis pique-nique apporté par vos soins\, dans le parc du château\n•	14h00 : visite du château de Mayenne en 2 groupes\n•	16h15 arrivée à Brée pour visiter « La Grande Courbe » avec Monsieur et Madame Dever\, propriétaires des lieux.\n•	17h45 : église de « La Chapelle Rainsouin » Présentation par Monique Guéguen et Jacques Naveau  \nSoirée étape à l’HOTEL KYRIAD \nVendredi 22 mai\n•	9h30 : Laval\, visite de l’église d’Avesnières Présentation par Jacques Naveau\n•	10h45 : Pritz Présentation Monique Fleury et Jacques Naveau\n•	12h00 : déjeuner à Bonchamp\n•	14h45 : Entrammes\, visite des Thermes Présentation Jacques Naveau qui a dirigé les fouilles\n•	16h00 : Cossé le Vivien visite du musée Robert Tatin \nNous serons tout au long de ce voyage pilotés par Jacques Naveau\, Président de la Société d’Archéologique et d’Histoire de la Mayenne (SAHM) et ses membres
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SUMMARY:Fort de la CONCHÉE\, chef d'oeuvre de VAUBAN par Bernadette et Patrice BENOIST
DESCRIPTION:La Renaissance d’un Chef d’œuvre..\nConstruit en 1692\, sur un îlot rocheux à trois milles au large dans la Baie de St Malo\, le Fort de la Conchée est considéré comme le chef d’œuvre du Maréchal de Vauban\, qui mit tout son génie pour édifier cette forteresse isolée en pleine mer.\nEn 1695\, dans une lettre adressée au roi Louis XIV\, il écrit :\n« La Conchée sera ci-après\, la meilleure forteresse du Royaume\, la plus petite et la mieux entendue\, comme elle aura été la plus difficile à bastir\, car jamais ouvrage ne le fût autant ».\nL’illustre Maréchal écrivait aussi avec fierté à propos des salles de tirs voûtées :\n« Ce sont\, sans aucun doute\, les plus belles salles du Royaume et peut-être de la Chrétienté. »\nPareil chef d’œuvre ne pouvait rester à l’abandon. \nEn 1988\, 21 passionnés d’histoire et d’édifices prestigieux\, créent une Association pour sauver ce chef d’œuvre des ruines\, réparer ses « blessures de guerre » et les outrages du temps. L’Association des Compagnons du Fort de la Conchée\, œuvre avec ferveur\, depuis trente six ans\, avec un succès reconnu\, pour relever le défi de redonner au Fort\, haut lieu du Patrimoine Malouin\, ses lettres de noblesse. En dépit de conditions de travail en pleine mer particulièrement difficiles\, elle peut s’enorgueillir aujourd’hui des résultats édifiants obtenus puisque à ce jour\, 80% des travaux de restauration ont été réalisés. Il n’en reste pas moins que les ouvrages restants à reconstruire\, notamment la reconstruction du Boulevard de Défense représente un nouveau défi à relever!. \nPrésentation\nM. et Mme Benoist adhérent à l’Association des Compagnons du Fort de la Conchée en 2010.\nIls sont très attirés par les fortifications maritimes : ils ont passé 10 ans à rénover le Fort de Keragan\, à côté de Lorient. En 2010\, ils découvrent cette merveilleuse Baie de St Malo\, remarquable par la présence de ses 4 Forts.\nDepuis la Côte ils admirent tout particulièrement le Fort de la Conchée\, cet impressionnant vaisseau de pierres immobile\, qui a jeté l’ancre dans la rade de St Malo et qui résiste aux vents forts et marées depuis 3 siècles.\nÉmerveillés par cette imposante forteresse considérée comme l’un des chefs d’œuvre de Vauban\, ils n’hésitent pas une seconde à rejoindre ces Compagnons dont la seule motivation est de sauver de la ruine cet édifice exceptionnel du patrimoine Malouin! \n 
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SUMMARY:La grande Histoire des terre-neuvas
DESCRIPTION:Ils partaient pour de longs mois vers les brumes glacées de Terre-Neuve……Dès le XVIème siècle\, les Bretons\, et en particulier les Malouins\, figurent parmi les premiers à s’aventurer dans ces eaux lointaines pour y pêcher la précieuse morue. Cérémonies et fêtes populaires avant le grand départ\, rôle des pilotes pour guider voiliers et vapeurs lors du port\, droits de pêche disputés sur le French Shore\, armements morutiers et intervention du doris\, travail des graviers – des oubliés de la Grande Pêche -\, secours aux marins et à leurs familles… Plusieurs historiens apportent ici des éclairages nouveaux sur ce grand métier qui a marqué profondément le quotidien de milliers d’hommes et de femmes qui vivaient au rythme des campagnes de pêche. \nAvec les contributions de Philippe Petout\, Jean-Luc Blaise\, Gilles Foucqueron\, Jean Lebrun\, Yves Duboys Fresney\, Jean-François Hourrière\, Michel le Bolloch et Jacques Bénard. \nCollection « Les Dossiers de la Société d’Histoire »\, créée avec la Société d’Histoire et d’Archéologie de Saint-Malo\, entend transmettre aux différentes générations le riche patrimoine historique du pays de Saint-Malo. \nEditions Cristel
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SUMMARY:Naufrage du Hilda\, novembre 1905 : un drame humain qui touche Bretons... et Britons ! par Marc BONNEL
DESCRIPTION:Le naufrage du Hilda (19 novembre 1905) : un drame humain qui touche Bretons …et Britons !\nMarc BONNEL\, président de l’Association Histoire et Patrimoine du Pays de Dinard/Rance/Émeraude.\n19 novembre 1905 – 4 h du matin : le steamer Hilda de la London and South Western Railway Station\, commandé par le capitaine Gregory\, s’éventre dans la nuit glaciale sur les rochers des Courtils aux portes de Saint-Malo.\n142 personnes sont à bord. Seuls six naufragés accrochés au mât survivront. Parmi les victimes 84 marchands d’oignons roscovites reviennent d’Angleterre et 26 anglais rejoignent leurs familles sur la Côte d’Émeraude pour les fêtes de Noël. Le drame devient national\, la presse parisienne\, relayée par les gazettes régionales\, s’en empare dès le lendemain.\nLe conférencier décrira successivement :\n•	le dernier voyage maritime du Hilda entre Southampton et Saint-Malo via Jersey\n•	les circonstances du naufrage et le retentissement humain jusqu’à Granville et Roscoff\n•	l’histoire des Johnnie’s en Angleterre et la transmission mémorielle des familles au fil des générations\n•	l’origine des 26 Anglais\, voyageurs de la 1ère classe du Hilda\, fruit de recherches inédites de l’auteur.\nPlus de 120 ans après\, un éclairage nouveau est porté sur ce drame de la mer toujours vivace des deux côtés de la Manche. \nMarc BONNEL\, médecin généraliste retraité\, président-fondateur de l’Association Histoire et Patrimoine du pays de Dinard/Rance/Émeraude\, président-fondateur de l’Association Avicenne-France\, adjoint au maire de Dinard Yvon Bourges (1977-1983) et ex-vice-président du Conseil Économique et Social de Bretagne. Conférencier de la SHAASM – Séance du 16 mars 2015 François Broussais (1772-1838)\, un médecin malouin révolutionnaire.
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SUMMARY:Les capitaines corsaires français et européens ( 1689-1815)
DESCRIPTION:Les capitaines corsaires français et européens ( 1689-1815)\nCristel\, 2024\, 474 pages\, dont 10 de bibliographie ; 47 cartes et illustrations\, 36 tableaux\, pas d’index\nOuvrage collectif\, 22 auteurs\, sous la direction de Michel Aumont et Philippe Hroděj. \nL’ouvrage qui débute par un hommage à André Lespagnol\, « Historien en action »\, adopte un plan géographique en quatre parties\, de Dunkerque à Morlaix\, où sont évoqués Dunkerque\, Le Havre\, Cherbourg\, Granville\, Saint-Malo\, Cancale\, Morlaix\, de Brest à Bordeaux\, ports de Brest\, Nantes\, La Rochelle\, Bordeaux\, la Provence\, les pays voisins (Suède\, Zélande\, Guernesey\, Espagne\, Italie) dont Göteborg\, Finale\, et se compose de vingt articles.\nIl en résulte une grande variété d’approches et de réponses à partir d’un même questionnement sur l’identité des capitaines corsaires\, leurs origines\, profils et motivations\, leur recrutement\, leurs activités en temps de paix\, voire leur bilan patrimonial.\nA ces destins individuels se superposent les stratégies des ports et des armateurs quant à l’intérêt porté à la course\, à la fréquence des armements ou au tonnage des navires.\nOuvrage riche de sa diversité\, qu’il est difficile de résumer en quelques lignes\, ce que fait très bien son introduction en quelques pages! \nDidier Goupil
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SUMMARY:Les grands ports de commerce français et la mondialisation au XIXe siècle (1815-1914)
DESCRIPTION:Les grands ports de commerce français et la mondialisation au XIXe siècle (1815-1914)\nPUPS collection « Histoire maritime »\, 2011-589 pages dont 30 pages de bibliographie\, 74 d’annexes : Dépenses consacrées aux ports\, infrastructures et outillage des ports français\, échanges commerciaux\, trafics voile et vapeur par port. In texto\, vues ou plans des ports.\nL’auteur Bruno Marnot est professeur à l’Université de La Rochelle. Ses travaux portent depuis une vingtaine d’années sur l’histoire technique et économique des ports de commerce au XIXe et XXe siècle et plus généralement sur les transformations de l’économie maritime à l’époque contemporaine. \nLe propos de l’ouvrage est de décrire les développements et mutations techniques\, économiques et institutionnels des 16 principaux ports de commerce français de 1815 à 1914\, dans un univers de plus en plus concurrentiel entre ces ports eux-mêmes et avec les grands organismes portuaires européens. \nLa première partie dépeint l’augmentation considérable du commerce maritime sur fond de révolution industrielle\, Le développement de la propulsion à vapeur des navires\, dans un premier temps réservée aux activités à haute valeur ajoutée\, passagers\, messageries\, produits de luxe\, va à partir des années 1880-1890\, grâce aux améliorations techniques\, concerner les pondéreux\, tandis que la concurrence entre les compagnies maritimes fait s’abaisser les coûts du fret. Dans le même temps les structures portuaires évoluent : création de quais\, accès à toute heure des navires\, des tonnages croissants\, mécanisation des manutentions pour des transbordements rapides\, évolution des docks\, du dock-entrepôt vers des stockages à l’air libre et augmentation des surfaces portuaires. C’est la « logique d’adaptation permanente » induisant des « travaux perpétuels ».\nL’objectif constant est la diminution des temps improductifs et des coûts. L’indispensable complément terrestre est le développement des transports fluviaux ou ferroviaires. \nLa seconde partie décrit les défaillances du « triangle institutionnel » français qui se traduisent par une absence de vision d’ensemble et de stratégie globale et\, au final\, par des sous-investissements. Les chambres de commerce sont presque toujours à l’origine de projets portuaires\, bailleurs de fonds face au manque chronique de budgets publics\, réclamant sans succès plus d’autonomie. Les corps techniques\, principalement les Ponts et Chaussées\, font progresser le génie civil\, mais se font le passage obligé entre l’Etat et les communautés portuaires souvent condamnées à l’impuissance. L’Etat est propriétaire des ports\, qui ne seront reconnus comme réelles entités juridiques qu’à partir de 1920 et les voit surtout comme des sources de rentrées fiscales. Tout investissement portuaire nécessite un long processus technique et administratif et le vote des budgets au Parlement. \nEn dernière partie\, la modernisation de nos ports\, au delà de la dimension technique\, s’inscrit dans une croissance créée par la conquête de marchés ultramarins\, de débouchés terrestres plus lointains et d’une industrialisation sur les sites portuaires. Cependant leur compétitivité et leur croissance relative diminuent à partir de 1870 face à Anvers\, Rotterdam\, Gênes ou Hambourg. Principales causes : cherté des droits portuaires\, organisation et coûts de nos réseaux ferroviaires qui obèrent le trafic terrestre des pondéreux et le chargement complet de navires de tonnages toujours croissants. \nLa très intéressante conclusion reprend les principaux développements en trois étapes chronologiques \nOn pourra\, en parallèle du développement de nos ports\, découvrir aussi dans cet ouvrage remarquable\, très documenté\, dense\, bien construit et bien écrit\, une autre facette du Mal français ! \nDidier Goupil
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SUMMARY:Les mondes ruraux de l’Ouest de la France au Moyen Âge
DESCRIPTION:Les mondes ruraux de l’Ouest de la France au Moyen Âge\nSociété\, pouvoirs\, habitats PUR 2024\, 364pages dont 8 pages donnant la bibliographie de Daniel Pichot professeur émérite d’histoire médiévale à l’Université Rennes 2\, auquel est dédié cet ouvrage collectif rédigé par 23 auteurs de différentes disciplines\, historiens\, archéologues\, conservateur du patrimoine sous la direction de Pierre-Yves Laffont\, Julien Bachelier\, Samuel Chollet et Jean-Claude Meuret. \nL’ouvrage construit en trois parties comprend vingt études traitant chacune des origines\, de l’histoire ou de l’héritage médiéval d’un lieu ou d’une petite région du Grand-Ouest\, en Bretagne\, Normandie\, Maine et Anjou\, Poitou avec pour but d’appréhender les modalités de construction des paysages humains et agraires dans les différents cadres de la société médiévale. Certains articles sont illustré de photographies\, cartes ou plans.\nTrois thématiques sont développées : «La construction des espaces ruraux »\, «Monde laïc et sociétés rurales»\, « Eglises\, prieurés\, collégiales. L’Eglise en campagne ».\nLa première partie est axée sur la construction des paysages à différentes échelles\, de la parcelle au village ou au bourg. Elle regroupe des études très variées telles que l’évolution du parcellaire\, l’archéologie d’églises\, une enquête royale de 1235 ou la reconstruction agraire en Bretagne méridionale au XVe siècle. Autant de clés de lecture du paysage actuel de nos campagnes qui\, malgré de multiples bouleversements\, doit encore beaucoup au Moyen Âge . \n« Monde laïc et sociétés rurales » montre le système seigneurial\, classe dominante qui organise et hiérarchise les relations entre individus\, parallèlement aux cadres religieux et communautaires ou villageois\, structure l’économie\, façonne aussi les paysages par les constructions ou aménagements qu’il réalise\, châteaux\, moulins\, ou étangs. Les approches exposées vont de l’emploi des sources écrites à l’archéologie aérienne. \nLa troisième thématique\, à partir essentiellement de sources écrites\, reprend le rôle de l’Eglise\, autre horizon commun à toute la société\, et acteur majeur de la vie des campagnes\, parallèlement mais aussi concurremment avec les élites seigneuriales laïques. Les paroisses structurent par les chapelles et les églises les villages et les bourgs\, tandis que les établissements monastiques et les prieurés organisent à partir des XIe-XIIe siècles la gestion des droits sur la terre et les hommes et participent activement au bâti.\nEn guise de conclusion\, un entretien avec Daniel Pichot dont l’ouvrage Le village éclaté occupe une place majeure dans l’histoire des campagnes de l’Ouest au Moyen-Age\, retrace sa carrière d’enseignant et d’historien et nous dit la part croissante de la pluridisciplinarité en histoire médiévale.\nPar delà la lecture de cette mosaïque d’études très ciblées d’histoires loco-régionales\, on retiendra l’importance de la complémentarité des disciplines dans l’approfondissement des connaissances.\nDidier Goupil
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SUMMARY:Les échanges du quotidien - Le commerce alimentaire en Bretagne au XVIIIe siècle
DESCRIPTION:Les échanges du quotidien Le commerce alimentaire en Bretagne au XVIIIe siècle\nPUR \, 2024\, 341 pages \, dont 36 d’annexes: sources et bibliographie\, index des lieux\, 9 tableaux et graphique\, 20 cartes.\npar Sklaerenn Scuiller\, docteur en histoire moderne à l’université Rennes 2\, membre associée à l’unité de recherche Tempora. \nEn sept chapitres\, l’ouvrage détaille les modalités du commerce alimentaire en Bretagne au XVIIIe siècle\, circuits commerciaux de gros et de détail\, pratiques des acteurs.\nLe commerce courant se pratique avant tout sur les foires et les marchés\, auxquels s’ajoutent les boutiques en milieu urbain. Ses pratiques et ses réseaux sont sans grand rapport avec ceux du commerce des grands ports\, notamment ceux des grains\, du vin ou des produits ultramarins.\nLes transports maritimes et fluviaux sont les moyens de choix pour l’acheminement des pondéreux à coûts avantageux\, mais non sans risque par voie de mer. Le transport terrestre\, lent et coûteux\, utilise les services de voituriers occasionnels pour les échanges locaux tandis que les grandes distances sont couvertes par des entreprises professionnelles de roulage. Dans les commerces de gros\, les conditionnements\, essentiels à la préservation des denrées\, sont confiés à des professionnels de l’emballage.\nLa pratique des transactions mêle tradition et professionnalisation croissante. L’oral reste dominant\, les marchandages en face-à-face sont la pratique courante et nombre de transactions s’effectuent en présence d’un témoin\, mais la garantie des échanges fait aussi appel à l’écrit. De même les moyens de paiement sont majoritairement le numéraire dans les campagnes\, alors que les lettres de change ou billets à ordre sont utilisés pour les échanges en gros ou à distance. Le crédit est un rouage à part entière de l’économie sous l’Ancien Régime. L’importance des auberges\, tant comme lieu de négociation que de transit des marchandises est soulignée.\nLa fraude\, fait de marchands établis ou reflet de la pauvreté\, est omniprésente. Enfin les faillites nous éclairent sur le poids du crédit dans l’économie et la place de la justice dans le règlement des litiges. \nCe très intéressant ouvrage\, par l’exploitation de ses nombreuses sources\, nous fait toucher le concret et le quotidien du commerce alimentaire en Bretagne au XVIIIe siècle\, sous ses différents aspects (négociation\, logistique\, financement\, juridique) et dans ses divers réseaux\, commerce de gros et petits marchands. \nDidier Goupil
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SUMMARY:Gilles FOUCQUERON\, Encyclopédie de Saint-Malo\, Saint-Malo\, Éditions Cristel\, 2025\, 2 tomes\, coffret illustré par Alain Bailhache\, préface de Paul Germain\, 2093 p
DESCRIPTION:Gilles FOUCQUERON\, Encyclopédie de Saint-Malo\, Saint-Malo\, Éditions Cristel\, 2025\, 2 tomes\, coffret illustré par Alain Bailhache\, préface de Paul Germain\, 2093 p. \nLes malouins sont fiers de leur ville\, c’est une évidence ! Si quelqu’un s’annonce malouin\, il doit le prouver. Quand c’est le célèbre acteur canado-américain Jim Carrey qui déclare « Je suis Malouin ! »\, lors de la 51ème édition de la cérémonie des César du cinéma\, on attend et d’en savoir plus. Avec son accent d’outre Atlantique il précise qu’il y a environ 300 ans\, son ancêtre\, Jean-Baptiste Carré quittait Saint-Malo pour le Canada. Certains malouins sont restés coi\, d’autres sont allés vers leur bibliothèque saisir l’Encyclopédie de Saint-Malo : page 305\, ils y ont trouvé Jean-Baptiste Carré\, armateur du corsaire Devin-du-Village\, en 1757\, et du Comte-des-Victoires en 1761.\nDepuis plus de vingt-six ans\, l’auteur\, Gilles Foucqueron\, est constamment consulté pour retracer le passé prestigieux de la ville\, renseigner journalistes ou reporters sur des personnages ou des lieux. Les reportages télévisés ne manquent pas de le solliciter et les demandes de conférences sont nombreuses. Pourtant\, Gilles Foucqueron ne se qualifie pas d’historien : il précise qu’il a trop de respect pour ceux qui en ont le titre académique. Lui est docteur en médecine. Ce passionné de l’histoire locale de la Côte d’Émeraude est un défricheur du passé\, l’historien local par excellence.\nSa famille étant d’origine malouine depuis 1453\, il s’est intéressé très tôt à cette implantation territoriale. C’est ainsi\, par la généalogie\, qu’il a cherché à approfondir sa connaissance en histoire. Déjà en 1972\, alors étudiant en première année de médecine\, une grève de trois mois paralysant la faculté\, il se laisse alors happer par les livres d’histoire ! À côté de ses fiches de médecine\, d’anatomo-pathologie et autres\, il se constitue des fichiers d’histoire qu’il continuera à enrichir durant toute sa carrière\, avec l’aide de l’informatique. Par ailleurs\, ses consultations et ses visites à domicile étaient autant d’occasion d’entendre des Malouins parler de leurs familles\, de leur quartier\, de leurs métiers\, de leurs souvenirs\, d’événements collectifs comme la seconde guerre\, la reconstruction ou la grande pêche. Encore faut-il avoir du temps lorsque l’on est médecin et que l’on travaille de 8h à 21h ! «Mais il me restait le week-end\, les soirées\, la coupure du midi\, mes balades en bateau. Je prenais aussi des notes pendant l’apéritif !».\nSon premier intérêt pour un fait historique se porte sur la Libération de Saint-Malo. Étudiant méthodiquement la période il remarque des contradictions et des racontars. Il enquête lui-même\, privilégiant le témoignage direct. De cela est sorti un récit\, relu par un témoin de la Libération\, et qui a fini par être publié en 1984 sous le titre Saint-Malo occupé\, Saint-Malo libéré. Suivront\, en 1989\, Malouin suis\, une République sous la Ligue\, puis\, en 1999\, Saint-Malo 2000 ans d’histoire. Ces premiers ouvrages sont édités à compte d’auteur. Il est ensuite accueilli aux éditions Cristel spécialisées dans les publications liées à l’histoire maritime et bretonne\, l’histoire littéraire et l’histoire de l’art : L’épopée des malouinières\, 2007 ; Saint-Malo\, histoire et géographie contemporaine\, 2008 (réédité en 2016 aux éditions Ouest-France) ; Saint-Malo en l’Isle\, 2011 ; Sur la route de la porcelaine\, 2017 ; Jacques Cartier\, explorateur du Canada\, 2018. Empiriquement\, Gilles Foucqueron a appliqué à l’histoire la méthode utilisée dans sa pratique de médecin\, en faisant une transposition systématique et fidèle de la clinique. L’examen clinique est fondé sur ce que les manuels appellent la triade hippocratique — observation\, raisonnement\, savoir —\, ce qui correspond exactement aux trois qualités nécessaires au parfait détective\, mais aussi à l’historien. La triade hippocratique définit aussi les moments de l’enquête : l’observation détache\, fragmente\, analyse. Pour l’enquêteur\, pour le clinicien\, ou l’archéologue\, il s’agit de faire surgir\, par l’observation et le raisonnement\, un objet qui lui est soustrait\, caché. Depuis des décennies\, Gilles Foucqueron décortique les livres anciens ou récents (sa bibliothèque en compte cinq mille). Cet érudit rigoureux ne s’en tient pas à l’histoire habituellement racontée\, mais analyse et exploite la documentation et les archives publiques ou privées. Appréciant l’échange\, le partage et le débat\, il est très actif dans plusieurs sociétés savantes telles que l’Association Malouine des amis de Cartier (AMAC)\, qu’il préside et la Société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Saint-Malo (SHAASM) dont il est administrateur et conférencier.\nC’est en 1999 que la renommée de ce clinicien de l’Histoire s’impose. Il publie alors une somme de 1600 pages en deux tomes et 1400 références bibliographiques\, intitulée Saint-Malo 2000 ans d’histoire\, couronnée l’année suivante par le prix Henri-Vovard de l’Académie de Marine. Très vite\, ce succès de librairie apparaît comme l’ouvrage de référence\, communément appelé le « Foucqueron » par les Malouins !\nMais\, l’édition étant épuisée\, le chercheur\, à présent retraité\, ne pouvait en rester là. En fait\, l’ouvrage de 1999 était la préfiguration de celui de 2025\, revu\, augmenté et corrigé\, devenu l’Encyclopédie de Saint-Malo.\nLe lecteur\, curieux ou chercheur\, universitaire ou étudiant\, journaliste ou amateur éclairé d’histoire\, trouvera des réponses dans ces 2093 pages riches de plus de 10 000 entrées de mots et noms propres. L’éditeur précise que l’encyclopédie couvre toute l’histoire de Saint-Malo\, depuis la formation des sols\, avant la préhistoire\, jusqu’à nos jours. Y figurent tous les noms de lieux\, de personnages célèbres ou oubliés\, de bateaux qui ont fait l’histoire maritime de la ville\, les grands événements marquants\, les anecdotes et les légendes qui ont forgé le patrimoine et l’âme de la cité corsaire.\nPar rapport à la première édition de nombreuses notices sont apparues\, d’autres ont été enrichies. Ainsi celle concernant la traite souligne que ce négoce concerne aussi ce port « Si le trafic des esclaves ne constitue pas l’essentiel des activités malouines\, Saint-Malo compte néanmoins un nombre non négligeable de voyages de traite […]. En 150 ans\, ce commerce est responsable d’un transfert d’environ 80 000 Africains sur 240 navires ». Les Malouins doivent l’entendre ! Refondue\, cette longue notice prend en compte les importantes recherches de l’historien Alain Roman (1941-2019). Celui-ci est mis aussi à contribution pour les rubriques Surcouf\, course et corsaires\, par ailleurs augmentées de récents travaux universitaires. Dans un registre plus contemporain\, la notion de course évolue vers celle de compétition sportive notamment dans le domaine de la course au large où Saint-Malo se forge aussi une réputation avec la Route du rhum depuis 1977 et Québec-Saint-Malo depuis 1984. Cette dernière s’ancre dans l’histoire car elle est créée à l’occasion du 450e anniversaire du premier voyage de Jacques Cartier !\nLa fonction de cette Encyclopédie est aussi de sortir de l’ombre\, ou de maintenir dans la mémoire collective\, des Malouins ou des personnes ayant œuvré pour Saint-Malo. Dans la première catégorie\, retenons l’historien et chartiste Michel Laclotte (1929-2021)\, préfigurateur du Musée d’Orsay\, directeur du Grand Louvre et grand donateur du Musée des Beaux-Arts de Rennes ; Paul Germain (1920-2009)\, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences\, spécialiste de la mécanique des fluides et en particulier des profils en écoulements subsoniques\, acteur majeur de la conception de l’avion supersonique Concorde. Pour illustrer la seconde\, retenons André Lespagnol (1943-2020)\, agrégé et docteur d’État en histoire\, dont la thèse dirigée par Jean Delumeau\, Messieurs de Saint-Malo : une élite négociante au temps de Louis XIV\, a été le socle de ses travaux de recherche sur l’histoire maritime et sur la bourgeoisie marchande de Saint-Malo entraînant de nombreux étudiants\, chercheurs\, écrivains\, à se plonger dans l’histoire de cette ville. \nAu fil des pages\, si le lecteur veut en savoir plus\, l’auteur lui facilite la tâche puisque chaque entrée est référencée et renvoie à ses sources. C’est une importante valeur ajoutée qui permet de constater que l’encyclopédiste a su tirer parti des publications\, recherches et travaux de nos sociétés historiques. Ainsi les cent vingt-deux volumes des Annales de la Société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Saint-Malo (de 1900 à 2022) ont été dépouillés\, disséqués et exploités\, de même que les Bulletins et mémoires de la Société Archéologique et Historique d’Ille-et-Vilaine et les Mémoires de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne ! Soixante-quatre pages détaillent avec rigueur et précision les sources de toutes les informations données. La bibliographie de soixante-dix pages recense neuf cent soixante-douze ouvrages de référence. \nÉvidemment notre vénérable Société\, attachée au développement de l’histoire malouine depuis 1899\, trouve place dans ces pages\, la situant dans les acteurs majeurs de la veille mémorielle. \nConscient d’être un maillon de la transmission de notre patrimoine historique\, Gilles Foucqueron termine ainsi son introduction : « L’histoire n’est jamais écrite en lettres de marbre. Elle se renouvelle grâce à la curiosité des chercheurs. » Il leur faudra toutefois beaucoup travailler pour rendre obsolète le « Foucqueron » nouveau !\nJean-Luc Blaise
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SUMMARY:Couleurs Café
DESCRIPTION:Le monde du café à la Martinique du début du XVIIIe siècle aux années 1860\nPar Marie HARDY-SEGUETTE\nEditions PUR\, 2022\, 404 pages\nL’autrice\, Marie Hardy-Seguette\, est une historienne actuellement responsable scientifique au Mémorial de la catastrophe de 1902\, Fondation Clément\, Martinique . Elle a eu pour mentor de thèse Danielle Bégot\, professeur émérite de l’université des Antilles\, disparue avant la parution de cet ouvrage.\nSon étude explore moins l’histoire économique de la production caféière elle-même (objet de la 1ère partie)\, que la société qui se cache derrière ses rouages\, avec une organisation territoriale et sociétale spécifiques à la Martinique (Les exploitants caféiers en 2ème et les esclaves caféiers en 3ème partie). Ses recherches s’appuient principalement sur les actes notariés\, sur les recensements et la correspondance administrative. Elle entend ainsi dresser d’une part un vaste panorama dissociant la société caféière martiniquaise de celle des autres îles caribéennes (Saint-Domingue\, Guadeloupe\, Cuba\, Haïti)\, d’autre part étoffer l’historiographie caféière de l’île\, que les chercheurs ont de tout temps délaissée au profit de la thématique sucrière.\nSelon elle\, la culture du café martiniquais connaît trois phases :\n– La première va de1720\, date de son implantation dans l’île\, à 1788\, avec une acmé autour de 1770. La qualité du café martiniquais a excellente réputation\, juste après le Moka d’Arabie\, et il n’a guère encore de concurrence dans le bassin des îles. Sa production devient vite exponentielle. « L’ habitation » (ou exploitation caféière\, selon la sémantique locale) est alors majoritairement propriété d’un Blanc créole\, parfois titré\, le plus souvent militaire ou en charge d’une fonction sur place. Le revenu en est très confortable.\n– La période de la Révolution française puis des guerres napoléoniennes bouleverse la géopolitique européenne : changements de gouvernance et blocus modifient les routes et réseaux commerciaux. Le déclin s’amorce\, le café ne trouvant plus ses débouchés métropolitains. C’est une phase de rupture qui va de 1789 à 1815.\n– L’organisation ethno-raciale martiniquaise connaît alors de profondes mutations qui s’opèrent bien avant 1848. Le rapport des habitations est devenu décevant car peu lucratif. L’endettement contraint les propriétaires à revendre\, les plus aisés se tournant vers le sucre qui assure un statut social bien plus prestigieux. Enfin\, conséquences de l’abolition de l’esclavage\, les exploitants encore à flot sont privés d’une main-d’œuvre désormais financièrement hors d’atteinte. Nombre de nouveaux libres\, de créoles modestes\, de femmes à la tête d’un petit capital\, voient dès lors dans l’achat d’une habitation caféière une protection. Le milieu caféier va s’en trouver profondément modifié : accessible aux petits blancs et aux gens de couleur\, il se démocratise et se resserre sur un groupe respecté mais sans poids économique véritable. L’endogamie sociale perpétue la transmission de modestes exploitations\, dépourvues de domesticité\, difficilement viables\, jusqu’à disparition complète de la filière vers 1860.\nD’un point de vue universitaire\, la thèse de Marie-Hardy-Seguette est courageuse et sans doute irréprochable : archives minutieusement exploitées\, quinze pages de bibliographie ! Mais sa lecture peut essouffler le lecteur\, voire l’ennuyer. Car la démonstration de la chercheuse s’appuie sur le dépouillement d’archives notariale d’où elle extrait des amoncellements de tableaux statistiques\, de colonnes de chiffres\, de graphiques qui finissent par rendre inintelligibles les idées directrices (Ex. Tableau sur quatre pages : 217-18-19-20 !). On reste noyé. J’attendais plus de la 3ème partie qui aborde la société des esclaves caféiers\, leur mode de vie. Mais ici encore\, le côté ethnographique\, donc humain\, est comme asséché par la trop grande abondance des chiffres et précisions (Phrase page 255 « Mon dépouillement… »)\nSelon moi\, il s’agit d’un travail remarquablement exhaustif quant aux habitations caféières de Martinique\, une étude ethno -sociale essentielle sur un sujet très peu exploité MAIS dont la lecture s’adresse résolument aux spécialistes.
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SUMMARY:Femmes malouines remarquables et méconnues : portraits et lieux emblématiques par Marylin DEFRANCHI
DESCRIPTION:Pour évoquer les femmes ayant joué un rôle dans l’histoire de Saint-Malo\, il a été nécessaire de chercher un fil directeur et des critères. Tout d’abord\, l’idée de parcourir la ville actuelle de Saint-Malo a été retenue\, ce territoire comprenant principalement Saint-Servan\, intra-muros et Paramé.\nPar ailleurs\, la notion de « malouine » signifie que les femmes présentées sont nées\, ont vécu et/ou sont décédées à Saint-Malo. Quand à leur destin\, seules seront citées celles qui ont marqué leur temps par leurs actions bienfaisantes\, leur bravoure ou leur vie extraordinaire\, voire surprenante. Enfin\, cette étude couvrira une période comprise entre le XVIème siècle et l’entre-deux guerres\, à quelques exceptions près. Ainsi\, chaque malouine remarquable peut être rattachée à un lieu. \nParcours de Marylin Defranchi\nPrésente à Saint-Malo depuis une quinzaine d’années\, préalablement j’ai vécu dans différents endroits\, à la fois en France et à l’étranger. Passionnée d’histoire\, chacun des lieux où j’ai résidé a attiré ma curiosité\, de sorte que j’ai toujours étudié mes environnements de manière approfondie. Arrivant à Saint-Malo\, j’ai commencé par adhérer à la SHAASM. Au cours de l’été 2023\, c’est en manipulant « Ces messieurs de Saint-Malo » de Bernard Simiot que j’ai eu l’idée de partir sur les traces de femmes malouines remarquables. \nLien audio de la présentation de la conférence par Jean-Luc Blaise\nhttps://www.shaasm.org/wp-content/uploads/Conf.-Maryline.m4a
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LOCATION:Carré EDEIS\, 4\, av. Louis-Martin\, Saint-Malo
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SUMMARY:Barrages réservoirs innovants près de Saint-Malo .... et ailleurs en Bretagne : Sainte-Suzanne\, La Merveille\, Saint-Michel\, La Rance par Bernard GOGUEL
DESCRIPTION:Barrages réservoirs innovants près de Saint-Malo… et ailleurs\, en Bretagne \nAu début du XXème siècle\, la Ville de Saint-Malo s’est préoccupée de moderniser son assainissement et son alimentation en eau potable : en s’équipant dès 1912\, à Saint-Ideuc\, d’une usine de filtration des eaux. Puis en construisant sur le ruisseau Sainte-Suzanne en 1923 et 1932 deux barrages-réservoirs sur la commune de Saint-Coulomb : le « pont-barrage » de Sainte-Suzanne\, et son voisin La Merveille\, dont les caractéristiques originales sont trop peu connues. Tous deux conçus et construits par Henri CHABAL (1868-1935)\, qui avait apposé sa plaque sur le parapet. \nLa conférence présentera plus généralement l’histoire du développement des barrages-réservoirs en Bretagne. Comme dans le reste de la France\, leurs fonctions dans l’aménagement du territoire ont évolué : navigation d’abord\, au XIXème siècle\, puis énergie hydro-électrique\, suivie par les réservoirs pour l’alimentation en eau potable. \nLe développement de la mobilisation des ressources pour l’alimentation en eau\, avec des infrastructures de stockage\, traitement et transport\, a été l’œuvre des communes puis de syndicats intercommunaux dont les périmètres et les interdépendances ont évolué au fil des ans. L’histoire étant marquée ici par la fusion en 1967 des 3 villes\, qui avaient pris des options initiales différentes\, et ont su passer ensuite des accords de coopération. \nLa maîtrise des ressources en eau étant assurée par le développement des infrastructures\, la question de leur qualité et de leur partage se pose aujourd’hui de façon cruciale. \nL’usine marémotrice de la Rance sera naturellement évoquée\, pour en éclairer plusieurs traits singuliers parfois mal connus ou mal compris\, ainsi que ses impacts. \nLe conférencier :\nInstallé à Saint-Malo depuis 2014\, après une vie professionnelle entière passée dans l’ingénierie des grands barrages (depuis Paris\, et au fil de multiples études et missions en France et dans 17 autres pays)\, l’ayant conduit notamment à présider le Comité technique de la surveillance des barrages au sein de la CIGB (Commission internationale des grands barrages). \nA eu à connaître dans la durée\, et de très près\, plusieurs cas de grands barrages réservoirs sévèrement affectés par l’alluvionnement de leurs retenues en Algérie\, Tunisie\, et Haïti. Passionné d’analyses technico-historiques sur ouvrages hydrauliques anciens\, familier des sciences de la Terre\, conférencier plusieurs années à l’UTL\, après avoir donné une première conférence à la SHAASM en mars 2016 (1). \n(1) Montée de la mer dans la région de Saint-Malo\, éclairage scientifique des connaissances historiques. \nVoici le lien vers le podcast présentant la conférence.\n \nLien a copier dans la barre d’état pour accès au PowerPoint de la conférence\nhttp://stmalo.bgl.ovh
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SUMMARY:Spectacle-conférence "Les périls de la Grande Pêche"
DESCRIPTION:La Grande Pêche est le nom qui a été donné à cette pêche à destination des mers froides d’Islande et de Terre-neuve dans lesquelles les morues se pêchaient par millions\nJusqu’au début du 20e siècle\, cette pêche se pratiquait à la voile : des centaines de goélettes 3 mâts venant de Bretagne\, de Normandie\, du Pays Basque partaient dès février\, plusieurs mois\, embarquant des milliers de marins et de pêcheurs parfois très jeunes\nLes conditions de vie et de travail étaient redoutables. Les naufrages\, les disparus en mer\, les accidents étaient fort nombreux\nC’est cette histoire si particulière qui sera évoquée à travers le spectacle d’ombres « Le Fils de Croguennec ». La représentation sera suivie d’une conférence et d’un débat sur le sujet des Périls de la Grande Pêche. Des témoins et acteurs de cette Grande Pêche seront présents et participeront au débat\nLa conférence sera donnée par Philippe Lombart du Musée des Terre-neuvas de Saint-Malo\nEvénement organisé par l’association Intra-Malo\, le Théâtre des Ombres et le Musée des Terre-neuvas de Saint-Malo avec le soutien de la Mairie de Saint-Malo et de la SHAASM (Société d’Histoire et d’Archéologie de l’Arrondissement de Saint-Malo)\nL’entrée est gratuite\, une participation libre sera demandée à la sortie pour l’organisation de cet événement\nNous ne gérerons pas de réservation\, arrivez à  l’avance !\nSamedi 14 février 16h – durée 2h\nThéâtre Chateaubriand\, Saint-Malo intramuros\nLe spectacle est tout public à partir de 6 ans
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SUMMARY:La vraie Histoire des corsaires par Dominique LE BRUN
DESCRIPTION:Il est bien entendu que l’histoire des corsaires ne se limite pas à Saint-Malo. Ce dont il est question ici est un sujet bien plus vaste de tous les points de vue. Chronologiquement\, je vais évoquer la guerre de course depuis l’antiquité méditerranéenne jusqu’à aujourd’hui même. Sur le fond\, je décrirai le cadre juridique dans lequel la guerre se course a fonctionné\, et j’expliquerai comment la notion de corsaire a évolué\, notamment avec les deux dernières guerres mondiales. Je conclurai avec une interrogation sur ceux qui pourraient être les corsaires du XXIème siècle : le gouvernement de Donald Trump n’envisage-t-il pas d’attribuer des lettres de marque pour lutter contre le narcotrafic ? \nPassionné de l’univers maritime\, auteur de nombreux essais historiques\, biographies\, anthologies et articles de presse\, Dominique Le Brun est membre du groupe des Écrivains de Marine et auditeur de l’Académie de Marine. Il partage sa vie entre Paris et Saint-Malo. Derniers ouvrages publiés : Marine(s) sur des photos d’Ewan Lebourdais (éditions Ouest-France)\, Erik le Rouge\, saga des vikings vers l’Amérique (éd. Tallandier)\, Les oubliés de Saint-Paul\, la mort n’attend pas (ed. Locus Solus)\, La Vraie Histoire des corsaires (éd. Tallandier)\, Surcouf\, le Tigre des mers (éd. Tallandier)
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SUMMARY:Les COLIN : de la route du Canada à la route du café par Johann LECONTE
DESCRIPTION:La famille Colin\, de la route du Canada à la route du café  \nLa famille Colin\, rarement évoquée dans l’histoire de Saint-Malo\, a eu de nombreux membres qui ont été des acteurs de l’histoire maritime de la ville.\nLa famille Colin est présente à Saint-Malo dès le XVème siècle\, une branche probablement cousine existe également à Dinan à cette époque. Elles vont se développer\, se ramifier et s’allier avec les plus grandes familles malouines (Chevalier\, Chouesmet\, Brisart\, Chenu\, Boulain\, Grout\, Dufresne\, Frotet\, Artur\, Gravé\, Pépin\, Jonchée\, Magon… ).\nCette famille notable a compté dans ses rangs des négociants\, un procureur des bourgeois de la ville\, plusieurs acteurs de la République malouine\, un cartographe et deux hydrographes du Roy\, des armateurs\, des capitaines corsaires…\nL’étude des premières générations permet de mieux connaître les choix des prénoms et des parrainages en usage à Saint-Malo au XVIème siècle\, de comprendre le réseau familial malouin de cette époque ancienne. En descendant les générations\, la conférence traversera de grands moments de l’histoire de Saint-Malo : la République malouine\, le développement de l’hydrographie\, la guerre de course\, le commerce interlope et l’ouverture vers Moka en suivant le parcours de quelques hommes d’exception qui nous feront voyager à la fois dans le temps et sur les mers et océans.\nLa conférence s’appuiera sur de nombreux documents d’archives et illustrations remarquables. \nJohann LECONTE\nIngénieur des mines de Douai\, après une carrière professionnelle consacrée à l’Environnement\, au développement du tri et du recyclage\, il continue son engagement pour la lutte contre le gaspillage et la pollution à titre associatif au plan national. Passionné d’Histoire et de généalogie\, il mène des recherches dans ces deux domaines depuis 40 ans. Il est président de l’association des descendants de la famille de Jacques CARTIER et de ses compagnons. \nLien de présentation vidéo de la conférence par Jean-Luc Blaise
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SUMMARY:Saint-Malo dans l'Histoire de l'Art         2ème partie par Philippe PETOUT
DESCRIPTION:Après avoir présenté en 2024 une synthèse générale sur l’évolution des arts dans le territoire d’étude de la Shaasm\, depuis l’Antiquité jusqu’au 18e siècle\, M. Philippe PETOUT\, Conservateur en chef honoraire du patrimoine et conseiller scientifique de la Shaam\, présentera dans le cadre de la séance mensuelle de cette société\, le lundi 17 novembre prochain\, à 14 h 30\, le second volet de cette recherche\, consacré aux 19e et 20e siècles.\nIl s’appuiera pour cette présentation\, sur une sélection de réalisations caractéristiques de ces périodes\, dans l’architecture\, la peinture ou la sculpture en partant des représentations anciennes de la ville en rappelant le rôle des collections et cabinets de curiosités\, les séries portuaires\, l’influence de Chateaubriand et du romantisme\, de l’histoire\, des commémorations\, l’apport des artistes étrangers jusqu’aux bouleversements de la fin du 19e siècle\, le régionalisme et la constitution d’un nouveau patrimoine au 20e siècle.\nLa conférence se tiendra dans la salle du « Carré » EDEIS\, avenue Louis-Martin. \nlien audio de la présentation de la conférence
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SUMMARY:Samuel de Champlain et les malouins par Eric THIERRY
DESCRIPTION:Fondateur de Québec en 1608 et « père de la Nouvelle-France »\, le Saintongeais Samuel de Champlain n’a séjourné à Saint-Malo qu’à deux reprises\, en octobre 1607 et en novembre 1613. Pourtant\, ses relations avec les Malouins ont été intenses\, quoique difficiles. Il a parcouru la vallée du Saint-Laurent sur les traces de Jacques Cartier\, tout en l’ignorant pendant longtemps. Il a aussi dû faire face à l’opposition de nombreux marchands de Saint-Malo au monopole de la traite des fourrures qui finançait ses entreprises nord-américaines. Heureusement\, il a pu bénéficier de l’expérience du Malouin François Gravé\, sieur du Pont\, qui a été pour lui un véritable mentor\, l’initiant aux alliances avec les Amérindiens et à la direction des personnels des comptoirs d’Acadie et de Québec. \nHistorien des débuts de l’Amérique française\, Eric Thierry a publié\, chez l’éditeur québécois Septentrion\, les œuvres complètes de Samuel de Champlain. Il est aussi l’auteur d’une biographie de celui-ci coéditée par Septentrion et par l’éditeur français Les Indes savantes. \nPrésentation de la conférence par Jean-Luc Blaise sur Radio Parole de Vie
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SUMMARY:Excursion Rennes le 26 septembre 2025
DESCRIPTION:Jacqueline SAINCLIVIER\, professeur d’Histoire contemporaine à Rennes II et Présidente de la SAHIV\nDaniel PICHOT\, professeur émérite d’histoire médiévale\, membre de la SAHIV\nPhilippe BOHUON et Thérèse JANNES guides conférenciers et membres de la SAHIV\nNous accueilleront place des Lices. \nPuis ils nous feront découvrir les portes Mordelaises\, les remparts\, la Cathédrale St Pierre dont le trésor et retable flamand du XVIe siècle se visitent en groupe de 19 pers. maxi. Nous partagerons donc le groupe en 3. \nVisite de l’Hôtel de Blossac avant le déjeuner au Picadilly (12h15) \nL’après-midi\, nous formerons 2 groupes pour les visites de : \n•	Place de la Mairie\, rue St Georges\, église St Germain\,\n•	Intérieur et extérieur de la piscine St Georges décorée par Odorico\n•	Bains douches pour évoquer l’hygiénisme au XIXe siècle\n•	Petit exposé rapide sur la canalisation de la Vilaine avec vue sur l’Hôtel Pasteur\, et le Musée des Beaux-Arts\n•	Passage par la rue Joseph Sauveur avec sa maison Odorico et vue sur le lycée Zola où se tint le procès Dreyfus
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SUMMARY:Journée du Patrimoine le 21 septembre 2025
DESCRIPTION:Dans le cadre des Journées du Patrimoine 2025\, la SHAASM organise le dimanche 21.09.2025 une déambulation commentée d’environ 1h30 sur le thème de :   » La Pointe de La Varde – patrimoine et paysage – du site naturel au Fort d’Arboulé « . \nCette proposition est ouverte à tout public et gratuite\, avec point d’accueil à l’entrée du parking de La Varde (vélos et voitures) à Rothéneuf (avenue de La Varde). \nCe parcours pédestre\, qui s’effectuera par petits groupes\, sera guidé et commenté par des membres de la SHAASM\, avec départs à 10h00\, 10h30\, 11h00\, 14h30\, 15h00 et 15h30. \nAu programme des commentaires : le site naturel ( préservation de la faune et de la flore\, Conservatoire du Littoral )\, les  paysages et la géographie particulière\, les îles et îlots : éléments naturels de protection\, la stratification constructive du système défensif de la baie ( forts de Vauban et Garangeau\, batteries d’Arboulé et du Grand Bé\, Festung\,…)\, approche sécurisée de la baie ( balisages\, phares )\, le belvédère de La Tour du Bonheur….
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