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Juil
18
lun
2022
Assemblée Générale + Conférence : Surcouf, la fin du monde corsaire, par Michel VERGE-FRANCESCHI
Juil 18 @ 14:00 – 17:00
 

Surcouf est-il un marin de légende? Ou y-a-t-il une légende Surcouf?
Conférence de la SHAASM par Michel Vergé-Franceschi

Cette conférence sera donnée par Mr Michel Vergé-Franceschi, Professeur des Universités de classe exceptionnelle, émérite depuis peu, docteur en Histoire (1980), docteur d’Etat-es-Lettres (1987); il a dirigé le Laboratoire d’Histoire et d’Archéologie maritime du CNRS à Paris IV Sorbonne et au Musée national de la Marine (Palais de Chaillot/Paris); il est l’auteur de plus de 80 livres et de plus de 500 articles. Il a été Lauréat de l’Académie Française et de l’Académie des Sciences morales et politiques à plusieurs reprises, et Lauréat de l’Académie de Marine et de la Société de Géographie de Paris.

Le thème de la conférence

Surcouf est-il un marin de légende? Ou y-a-t-il une légende Surcouf?
L’homme est « étonnant » pour reprendre une expression de l’époque. Né sous Louis XV, mort sous Charles X, il traverse la Révolution et l’Empire sans encombre.
En 1789, il échappe aux troubles. Il a 20 ans et navigue dans l’Océan Indien. En 1804, Napoléon le fait chevalier de la Légion d’honneur à la première promotion de l’Ordre.

Malouin, ses ancêtres étaient Normands. Fils d’un père ruiné, il laisse une fortune à ses enfants: l’équivalent de 4 châteaux de Combourg!
Franc-maçon, il pratique la traite négrière! Habile manœuvrier, il refuse d’entrer dans la Marine d’État comme l’avait fait le cousin de sa grand-mère sous Louis XIV: René Duguay-Trouin.

On dit beaucoup de chose sur lui : « un marin de légende« ? Oui.
« Terreur du commerce britannique« ? Exact.
« Le Roi des corsaires »? Non.
Ce serait faire offense à Jean Bart et à Duguay-Trouin, officiers généraux de la Marine royale. « 
Etonnant »
 lui convient mieux. Homme des Lumières, il symbolise une époque: celle qui découvre l’usage régulier du café, du chocolat, du tabac. Celle qui crée le café au lait et consomme du sucre. Celle qui fabrique des objets nouveaux: cafetières, chocolatières, tasses, soucoupes, guéridons, fauteuils à roulettes…

Reprocher à Napoléon d’avoir « rétabli l’esclavage », c’est vouloir faire porter à un homme -seul- la responsabilité d’une abomination collective.
Membre de la Loge la Triple Espérance, Surcouf est le témoin de ce basculement du monde. « Il est pénible d’avoir à rendre compte de sa vie à des hommes d’un autre siècle que celui où on a vécu, » disait Caton l’Ancien. Surcouf en est la parfaite illustration une fois replacé parmi ses contemporains, Chateaubriand, Pérignon, Lacépède, maréchaux, savants, esprits éclairés qui ont tous milité à des degrés divers pour l’amélioration de l’Humanité, l’abolition de la traite et celle de l’esclavage avant d’y parvenir avec Victor Schoëlcher. Mais Surcouf sera déja mort.

 
Août
22
lun
2022
De la canonnière « Citoyenne » au trois mâts corsaire « Revenant », la construction navale malouine sous la Révolution et l’Empire, par René Colas
Août 22 @ 14:00 – 17:00

Canonnières, frégates et navires corsaires,

la construction navale malouine sous la Révolution et l’Empire.

A la veille de la Révolution, de nombreux constructeurs navals s’activaient sur les grèves de la mer intérieure, à Solidor, sur les bords de Rance et jusqu’à Saint-Briac. Cumulant 8,8% de la construction navale française, ils constituaient derrière Nantes et Bordeaux le troisième foyer de construction navale français. Lorsque les guerres de la République et de l’Empire tarissent le commerce maritime, les armateurs ne leur commandent plus que quelques navires corsaires, souvent de faible tonnage, et de rares bateaux de petit cabotage. Seules les commandes d’Etat sauvent alors de la faillite les plus entreprenants d’entre eux.

Déjà pendant la guerre d’Amérique, la Marine royale leur avait confié la réalisation de frégates et de cotres conçus par ses ingénieurs. A partir de l’an III, la République fait de même et charge les entrepreneurs possédant des cales dans l’anse Solidor d’y construire des des bricks de guerre et des frégates. Après la paix d’Amiens, l’Empire leur commande de nouvelles frégates, puis rachète progressivement leurs installations pour en faire l’arsenal d’un port militaire secondaire.

Tantôt employés par les armateurs corsaires, tantôt mobilisés ou engagés à la journée par l’Etat dans ce nouvel arsenal, tantôt participant sur les bords de Rance à la réalisation de petits caboteurs ou de bateaux plats et de chaloupes canonnières destinées à la flottille du camp de Boulogne, une partie des nombreux ouvriers de marine de ces chantiers parvient ainsi à survivre jusqu’au retour de l’activité maritime du temps de paix.

René Colas >

La Tactique anciennement Tigre:

Oct
17
lun
2022
Les destins croisés de quatre marins français en mer de Chine 1835 – 1885, par Dominique MAILLARD
Oct 17 @ 14:00 – 17:00