Henri Chaumont (1924 – 1987) Redécouverte d’un sculpteur breton, acteur de la reconstruction de Saint-Malo et de villes de l’arrondissement sinistrées en 1944

Quand :
20 mai 2019 @ 14:30 – 17:00
2019-05-20T14:30:00+02:00
2019-05-20T17:00:00+02:00
Où :
IUT

par Mme Françoise MAGNY, Conservatrice en chef honoraire du patrimoine

 

Projet pour le Chemin de croix de la Cathédrale Saint-Vincent
Maquette pour le chemin de croix de la cathédrale de Saint-Malo : station XIII – Jésus est descendu de la croix et son corps est rendu à sa mère.
Plâtre patiné. Collection particulière
Cette composition a été refusée par le clergé qui considéra la tristesse de la Vierge inappropriée.

 

Les honneurs de la Reconstruction de Saint-Malo et des bourgs des environs dévastés pendant la Seconde Guerre mondiale reviennent légitimement aux édiles politiques et aux architectes. On fait peu de cas des sculpteurs qui ont, par leur talent, enrichi les projets. C’est ainsi que, dans les deux derniers ouvrages publiés très récemment sur la cathédrale et la Reconstruction de Saint-Malo, ouvrages très savants, Henri Chaumont est très rapidement cité.
La courte carrière de ce sculpteur breton s’est pourtant entièrement déroulée dans la cité malouine et ses environs. S’y intéresser participe donc à la connaissance des grands chantiers qui ont donné à ces centres urbains leur aspect d’aujourd’hui.
Au-delà de la redécouverte de la carrière malouine d’Henry Chaumont, cette communication donne l’opportunité d’aborder un sujet peu étudié : la sculpture décorative des bâtiments publics après la Seconde Guerre mondiale.

Le propos s’organise en quatre parties :
– Qui est Henry Chaumont ? Biographie.
– Le cadre de sa carrière de sculpteur : la reconstruction post-Seconde Guerre mondiale.
– Les œuvres d’Henry Chaumont.
– Analyse de son style.

Les quatre filles d’Henry Chaumont, Sarah, Katia, Sophie et Frédérique nous feront le plaisir d’assister à cette communication.
 

Chemin de croix de la Cathédrale Saint-Vincent
source: www.cathedralesaintmalo.fr

3 comments on “Henri Chaumont (1924 – 1987) Redécouverte d’un sculpteur breton, acteur de la reconstruction de Saint-Malo et de villes de l’arrondissement sinistrées en 1944”

  1. Quentin dit :

    Bonjour,

    Je vous remercie beaucoup pour cet article et cette conférence à laquelle nous serons très heureux d’assister avec mon enfant. Le nom de mon grand-père, Henri Chaumont est malheureusement mal orthographié dans le titre.

    A très bientôt,
    Bien cordialement,

    Lise Quentin (fille de Sophie Chaumont)

    • SHAASM dit :

      Toutes nos excuses pour cette faute d’orthographe reprise de nos premiers échanges internes au sujet de cette conférence mais corrigée plus bas dans l’article.
      Ce qui prouve bien que la méconnaissance d’Henri Chaumont au sein même de notre société d’histoire justifie cette conférence!..
      au plaisir de faire votre connaissance le 20 mai prochain,
      Raphaël Tréglos, postmaster@shaasm.org

  2. PETOUT Philippe dit :

    Au cours de la séance, Madame Magny a regretté le transfert du chemin de croix commandé à l’artiste pour la nouvelle chapelle du Saint-Sacrement en 1954 qui était la première partie à avoir été restaurée depuis les travaux de restauration de la cathédrale commencés effectivement en 1951 et non dès 1944. Si le chemin de croix est une oeuvre d’art, il doit pouvoir servir aussi à des exercices spirituels collectifs qu’il était pratiquement impossible d’organiser dans une simple chapelle latérale, d’où le transfert réalisé 40 ans après sur les piliers de la nef afin de redonner à la chapelle une ambiance plus proche du 18e siècle, pour permettre d’y regrouper l’ ensemble statuaire de marbre blanc du 18e siècle de Francesco Schiaffino. Tout est toujours une affaire de compromis plus ou moins difficile dans un édifice ancien. Il semble cependant que la présentation actuelle, dans le cadre de l’ensemble de la cathédrale remis au culte depuis 1971 a l’avantage d’une certaine cohérence, le lieu de l’adoration ayant été transféré dans l’ancien sanctuaire 13e siècle qui est la plus belle partie de l’édifice.

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